Nouveaux usages de la messagerie : une révolution technologique et comportementale
Philippe Gilbert, Président d’Alinto
La communication électronique rassemble diverses technologies nous permettant d'interagir avec notre environnement. L'une d'elles, la messagerie est devenue un outil indispensable dans la gestion quotidienne des échanges au sein des entreprises. Les solutions de gestion d'email et leurs outils associés (agenda, annuaire...) ont connu une véritable révolution ces dernières années.
L'évolution des usages et le besoin d'être connecté en permanence ont rendu nécessaire le développement de technologies permettant l'usage de sa messagerie à tout instant et en tout lieu. Désormais, son utilisation en déplacement s'est banalisée, car l'offre de terminaux (smartphones, PDA, ordinateurs portables, ...) et de réseaux mobile haut débit (3G, Wi-Fi ...) est devenue plus abordable.
Tout en prenant une place de plus en plus importante dans la vie professionnelle, la messagerie doit aussi faire face à de nombreuses menaces. Parmi elles, le Spam et l'abondance de trafic peuvent engendrer un rejet. De nouveaux moyens de communications (réseaux sociaux, messagerie instantanée...) se développent également et peuvent démultiplier les sources de communication.
Du mail à la GED
Par ailleurs, la conservation et la gestion des messages échangés posent la question de la valeur du patrimoine numérique. Le courriel, par exemple, se positionne comme un document stratégique qu'il est utile de sécuriser et de préserver car il est souvent un moyen privilégié pour envoyer des informations importantes. Il s'ensuit alors un problème sur le volume des BAL (Boites Aux Lettres) qui peuvent s'assimiler à des outils de Gestion Électronique de Documents (GED) mais qui n'en ont ni la structure ni les capacités en termes de recherche et de classement de l'information. Le besoin d'outils plus communicants, plus accessibles et mieux adaptés se développe alors. Ils devront être convergents, structurants et intégrés à notre environnement quotidien.
Depuis la première édition de son livre blanc il y a 6 ans, Alinto a pu mesurer le chemin parcouru et l'évolution des attentes des entreprises. La nouvelle édition dresse un paysage plus large de la communication électronique et en fait une analyse prospective [le travail de recherche a été confié à l'Unité d'Enseignement de Veille Technologique de l'Université Lyon I]. Tous ces éléments conduisent à envisager une évolution significative des usages dans les années à venir car les utilisateurs comme les administrateurs espèrent une gestion intelligente de la messagerie.
Arrivée de nouvelles technologies
Pourquoi ne pas alors explorer d'autres espaces tels que le Web sémantique. Il se caractérise par une signification bien définie et formelle des informations et des liens issus du Web, de façon à ce qu'ils soient interprétables par des programmes dans le but de transformer la masse des pages Web en un immense espace de données semi-structurées permettant de trouver rapidement les informations utiles. Mais le Web est un espace public alors qu'un email est assimilé à de la correspondance privée. Sera-t-il alors possible de confier à un ordinateur l'analyse et le traitement des conversations ?
Avons-nous le choix ? Il est de notre (votre...) devoir de ne pas laisser s'accumuler tant d'informations ? Nous pensons pour notre part que les technologies émergentes telles que l'analyse sémantique pourraient répondre aux enjeux de demain. Pourrons-nous parler du mail 3.0 comme un standard lors de notre prochaine édition ?
Les commentaires
Nous devons certes progresser pour mieux traiter la masse d'information disponible dans les documents et systèmes de messagerie des entreprises. Les outils de recherche qui sont développés pour le web aident considérablement.
Il fut un temps (pas si éloigné) où des personnes classaient les documents reçus et envoyés avec des mots clefs de façon à pouvoir les retrouver plus tard. C?est le métier d?archiviste ou documentaliste mais ils ont disparu de nombreuses entreprises en même temps que celui de secrétaires.
On peut bien sûr demander à l?éditeur d?un document de mettre les métadonnées mais il y a de forte chance qu?il ne choisisse pas très bien et au moins de façon pas homogène avec les autres personnes qui seront intéressés par les résultats.
Lorsque l?on ajoute les fautes d?orthographe et de grammaire (et vous m?excuserai si j?en ai laissé), il est actuellement hasardeux de retrouver un document ou un mail pertinent. Connaitre l?auteur et la plage de date est encore le plus sûr dans une petite entreprise !
La pression sur les coûts et le temps disponible que chaque collaborateur a ou se met lui-même dans une entreprise fait que ces trois facteurs ont peux de chance de s?améliorer.
Il est donc essentiel que les moteurs de recherche s?améliorent encore et toujours avec certainement quelques difficultés particulières pour le Français !
Alors si le web sémantique est la solution, allons y. tout le monde adoptera s?il n?a pas d?effort à faire.
Par jean-Pierre Cointre le 07/12/2009 à 06:12
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le 09/02/2012 à 09:22