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Des Data Marts pour créer un monde d’aveugles
Par Michel Bruley, Directeur Marketing & PR Teradata Europe de l’Ouest

mercredi 10 juin 2009

20090610_02La mise en œuvre de Technologies de l'Information et des Communication n'apporte pas toujours les améliorations escomptées. En fait la plupart du temps, les gains potentiels liés aux TIC ne peuvent être réalisés que si les processus concernés sont remodelés de façon adéquates. Il ne s'agit pas simplement d'automatiser des tâches, de faciliter la saisie, la transmission, l'exploitation d'informations, mais il faut aussi revoir les règles de gestion, l'attribution des responsabilités, la fixation des objectifs et le contrôle des résultats. Comme à ce jeu les frontières fonctionnelles et départementales sont souvent remises en cause, le problème n'est pas simplement technique ou de gestion, mais politique et seule une vue d'ensemble, une volonté d'entreprise peut le traiter.

 

 

En plus d'une mauvaise mise en œuvre des TIC se résumant à un placage superficiel de solutions, les entreprises souffrent d'un manque d'alignement interne. Les analystes signalent régulièrement que les entreprises ont de bonnes stratégies mais ne les mettent pas en œuvre réellement, car les divisions, les départements, les responsables, les collaborateurs ont tendance à interpréter la stratégie à l'aune de leurs intérêts et à ne retenir que ce qui leur convient. Ainsi au nom d'une même stratégie un ensemble d'actions peu cohérentes est souvent mis en œuvre, et globalement l'entreprise ne fait pas porter tous ses efforts sur des objectifs communs.

 

 

Eviter les visions partielles

 

 

Alors qu'elles n'ont pas toujours l'envie de se coordonner entre elles et d'abdiquer une once de leur pouvoir, les différentes entités des entreprises n'ont la plupart du temps pas une bonne vision de la situation d'ensemble. En effet elles disposent le plus souvent de systèmes décisionnels spécifiques aux divisions, départements ou fonctions, qui n'éclairent exclusivement que leur domaine, sont même souvent aveugles sur les amonts et les avals de la partie des processus qu'ils couvrent. Ainsi dans ce contexte d'informations partielles et partisanes, il est peu probable que l'entreprise soit en mesure de réellement se focaliser sur quelques objectifs.

 

 

Or si les entreprises ne peuvent être absolument sûres que toutes les données de leurs systèmes ont une qualité suffisante pour être intégrées dans un système décisionnel, l'expérience montre que la plupart du temps elles ont largement ce qu'il faut pour appréhender leurs activités et les optimiser. D'autant plus que des actions additionnelles de nettoyage et de capture de données, permettent généralement de compléter les possibilités. Théoriquement rien n'empêche donc une entreprise de se doter d'un système décisionnel d'entreprise lui permettant de partager une vision d'ensemble de ses problématiques, et de s'appuyer sur des moyens décisionnels fiables pour analyser les bonnes informations, fixer de bons objectifs, suivre la mise en œuvre de la stratégie et contrôler les résultats au périmètre de toute l'entreprise.

 

 

Cependant force est de constater que les entreprises ne se sont que rarement équipées de moyens décisionnels d'entreprise, leur préférant des moyens spécifiques par division ou département/fonction, en anglais des Data Marts. Outre les raisons de politique interne déjà évoquées dans les paragraphes ci-dessus, il convient aussi de comprendre qu'il est plus facile techniquement et humainement, de faire des systèmes partiels limités même s'ils ne répondent qu'imparfaitement aux besoins. Cette voie de la facilité a souvent été suivie par les équipes en charge des projets, mal conseillées par des fournisseurs et des consultants ne sachant faire que ce type de systèmes critiqués par tous les analystes sérieux (Gartner, Forrester...).

 

 

Savoir prendre du recul

 

 

Au final, les entreprises mal équipées n'arrivent pas à bien appréhender leur activité et se retrouvent dans la situation des aveugles qui essaient de décrire un éléphant. « L'un d'entre eux touche la patte et affirme que l'animal est exactement comme un arbre. Un autre touche la queue et dit qu'il est semblable à une corde. Un autre enfin se cogne contre le flanc de l'éléphant et insiste en disant que c'est en fait comme un mur. Aucun d'eux ne peut prendre du recul pour obtenir une vue d'ensemble de la situation, et ils finissent par se disputer au lieu de rassembler leurs impressions ». Alors que les entreprises qui ont exclusivement mis en place des data marts, ne se plaignent pas du peu d'apports des TIC, ni ne s'étonnent de leur place sur le marché.

 

Pour aller plus loin sur ce thème n'hésitez pas consulter le document ci-dessous : http://www.teradatalibrary.com/pdf/TD_Mag_1Q_2004_Insert.pdf

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