Cebit 2010 : stabilisation et professionnalisation
.jpg)
AG
On notera également que le nombre de visiteurs entre 2009 et 2010, ramené sur les 5 jours effectifs du salon, est en hausse de 3,7%, à 334 000 personnes. Quelques pas dans les travées en semaine suffisaient pour s’en convaincre : (presque) plus de palissades cache-misère et des allées la plupart du temps bondées. La Deutsche Messe semble également avoir mis en place des mesures de filtrage en semaine, afin de limiter l’entrée des particuliers : une réussite, de l’avis même des nombreux exposants interrogés. « Pour la première fois, j’ai pu enregistrer des commandes fermes lors du Cebit », explique ainsi Lino Bertoli, directeur du grossiste en mobilité Bluetrade, qui était présent pour la première fois sur Planet Reseller.
Mieux : Bluetrade, tout comme le fabricant de housses pour mobiles Giraudi ou le fabricant marseillais d’outils de recharge pour produits de mobilité Mayamax, estiment même que d’un point de vue business, le Cebit 2010 aura été plus efficace que le Mobile World Congress de Barcelone : « celui-ci est plus cher et moins bien structuré au niveau de l’organisation des stands. En outre, il privilégie trop les gros exposants », estime ainsi Michel Poma, responsable commercial de Giraudi. Le pari d’un Cebit plus professionnel est donc en voie d’être gagné par la Deutsche Messe, même si les exposants souhaitent aller encore plus loin dans cette direction : « une baisse supplémentaire de 20 à 30% du visitorat ne me gênerait pas, si elle s’accompagnait en corollaire d’une qualité encore meilleure », note ainsi l’un d’entre eux.
.jpg)
L’Espagne était cette année le pays invité, et a su profiter de l’occasion, avec une présence massive de son industrie nationale. Cependant, on aura noté un intérêt mitigé des visiteurs pour celle-ci. Une situation normale, d’après un responsable d’Ubifrance interrogé sur le sujet : « lorsqu’un pays est invité au Cebit, son gouvernement multiplie les incitations financières à destination des entreprises locales pour les pousser à être présentes. Cependant, un grand nombre de celles-ci n’a pas forcément préparé cette présence, et ne dispose pas forcément d’une offre en adéquation avec le visitorat du Cebit. Il ne faut donc pas s’étonner du manque d’intérêt des visiteurs pour ces entreprises. Et d’ailleurs, aucun des pays invités les années précédentes (Russie, Californie ou même France) n’a été capable de faire mieux de ce point de vue. »
De nombreux autres pays se sont fait remarquer par leur discrétion, parmi lesquels le Royaume-Uni, la Belgique ou les Etats-Unis. Et, de fait, c’est la France qui, derrière l’Espagne, était la délégation européenne la plus importante cette année, avec des exposants présents dans 5 halls directement et dans 5 autres via des stands Ubifrance, dont Planet Reseller où celui-ci était, une fois de plus, le seul pavillon national. Plusieurs exposants, à l’instar d’IDSBox, Port, Bluetrade, Kapsys ou encore Taztag, étaient fidèles à l’événement, même si le nombre d’exposants français était malheureusement en baisse, avec 71 sociétés contre 90 l’an passé. Cependant, l’organisation d’Ubifrance, sans failles, a entrainé un concert de louanges des exposants ayant fait appel à ses services : économique car partiellement prise en charge par l’Etat, cette solution leur permet en effet de ne pas avoir à s’occuper de la logistique des stands, mis à part la livraison des produits en exposition : « nous avons pu nous décider en quelques jours et pour quelques centaines d’euros seulement », explique ainsi Stéphanie Kabela, de la société Barthe.
Enfin, fort de leur expérience de 2009, les Instituts Carnot, porte-drapeaux de la recherche à la Française, ont affiné leur tir en proposant des applications concrètes au public allemand, à l’instar d’un drone piloté par iPhone ou d’un module de pilotage en 3D de Google Earth, qui n’ont pas manqué d’attirer les foules même si le Fraunhofer Institute allemand a une nouvelle fois mis la barre très haut, avec notamment un flipper entièrement contrôlé par la pensée…
Fort d’un résultat honorable pour 2010, la Deutsche Messe prévoit de repartir en quête de croissance pour 2011. Si le pays invité n’a pas encore été dévoilé, la prochaine édition, qui se tiendra du 1er au 5 mars 2011, devrait s’articuler autour de 4 pôles orientés vers l’utilisateur : pro, pour les professionnels, lab pour la recherche, gov pour l’administration et le secteur public et enfin life pour le grand public. Le nombre de halls occupés ne devrait pas augmenter, la taille optimale semblant atteinte aujourd’hui. Enfin, il semblerait également que l’organisateur ait pris conscience des attentes des exposants en matière de visiteurs professionnels, et multiplie les initiatives afin d’attirer ceux-ci et de limiter la présence du grand public sur des jours et bâtiments ciblés.
Les 10 derniers articles mis en ligne
- Les produits deviennent B2C ou B2B en fonction de l’utilisation mais la technologie reste la même
Regards croisés : Buffalo et Infomicro - Samsung est autorisé à vendre la Galaxy Tab en Allemagne
- Quelles perspectives pour la négociation électronique au sein des sociétés de gestion ?
- Par François Pradel, Directeur de l’offre Asset Management, Assurance & Epargne Entreprise, Linedata - Panasonic : 4 vidéoprojecteurs pour les conférences sur grand écran
- Osamu Nakagaki est nommé «Deputy Country Director » Consumer Imaging Group (CIG) de Canon France
- Brandalley, Grosbill et Hifissimo sont les nouveaux labellisés de NetObserver
- Henge Docks : des stations d'accueil pour Macbook et Macbook Pro
- Le réseau IT d’Euridis : l’atout recrutement
- Quand les sites marchands tirent profit des réseaux de diffusion de contenu (CDN)
- Par Sam Farraj, vice-président adjoint, Digital Media Solutions d’AT&T - m-commerce : le brouillard se dissipe
- par Guillaume Gélis, Président de zanox France









Imprimer l'article
Transférer par mail
Réagir à cet article













le 09/02/2012 à 09:22