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La fin des clés RSA de 768 bits

mardi 16 mars 2010

Quatre ans après le dernier record qui a permis de casser une clé RSA de 663 bits, l’INRIA et ses partenaires démontrent la vulnérabilité des clés RSA de 768 bits. Un record qui rend définitivement obsolète cette clé encore utilisée il y a peu dans les cartes bancaires.


Entretien avec Paul Zimmermann, chercheur au sein de l’équipe CACAO.


Comment avez-vous procédé pour relever ce défi ?

Paul Zimmermann : Les clés RSA (pour Rivest Shamir Adleman) font partie des systèmes à clé publique, pour lesquels les clés pour chiffrer et déchiffrer sont différentes. Pour casser ces clés, il faut retrouver les facteurs premiers qui les composent. Dans le cas de la clé RSA de 768 bits, il s’agissait de trouver les facteurs premiers d’un nombre de 232 chiffres. Cela nécessite de développer des algorithmes efficaces mais cela demande également de grandes capacités de calcul. Nous avons utilisé à cette fin le calcul distribué en nous appuyant sur une partie de l’infrastructure Grid’5000 qui relie en France 1544 machines, soit plus de 5000 cœurs. Avec la contribution de nos partenaires suisses, japonais, hollandais et allemands (EPFL, NTT, CWI, université de Bonn), ce sont l’équivalent de 1700 cœurs au total pendant un an de calcul qui ont été utilisés pour réaliser cette factorisation.

 

Pour lire la suite de l’interview de Paul Zimmermann


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