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Solutions Linux 2010
Le logiciel libre à la recherche d’une nouvelle identité

mardi 16 mars 2010

Linagora, Microsoft et Canonical, l’un des principaux fournisseurs de la distribution Ubuntu, ont profité de Solution Linux qui se tient actuellement à Paris pour faire un point sur l’évolution du logiciel libre et de leur contribution dans ce domaine. Le modèle « blended » qui mélange code open source et propriétaire est désormais largement accepté par certains et repoussé par d’autres avant une vigueur toujours aussi forte.

 

Alexandre Zapolsky, pdg de Linagora, a retracé l’évolution de 10 ans d’évolution du logiciel libre et plus généralement de l’IT, à défaut d’avoir des annonces à présenter lors de ce salon. « Après avoir dessiné une politique ambitieuse pour le logiciel libre (LL), les pouvoirs publics ont réduit la voilure, remarquait-il, et le lobby du LL est moins efficace qu’il ne l’a été. Le contrat cadre de 100 M€ sur quatre ans que le ministère de la Défense a signé avec Microsoft est un scandale qui doit être dénoncé », s’est insurgé Alexandre Zapolsky. Mais si l’administration française est moins active dans ce domaine, heureusement le secteur privé prend le relais. Dans ce contexte, Linagora fait état d’une réflexion pour définir une stratégie Open Source pour le compte de 14 grandes entreprises.

 

Le pdg de Linagora s’est aussi fait l’écho d’une grande préoccupation face au danger de MISO (Microsoft, IBM, SAP et Oracle) qui pourrait bien devenir MISOG tant la stratégie de Google peut encore basculer pour ou contre l’open Source. « Il faut clarifier nos modèles », a-t-il lancé et faire des propositions qui soient compréhensibles par les utilisateurs, mettant en garde contre les solutions de type Fremium qui mélange le gratuit et le payant, le libre et le propriétaire. En 2010, nous ferons 100 millions de francs de chiffre d’affaires avait parié Alexandre Zapolsky, en 2020, ce sera 100 millions d’euros.

 

 

Microsoft, contre l’open source, tout contre

 

C’est la 7e année que nous sommes présents à Solution Linux, mais cette année nous voulions être un des principaux partenaires, expliquait Alfonso Castro, directeur de la stratégie d’interopérabilité de Microsoft. Après avoir voulu tuer l’open source, la firme de Redmond est donc revenue à la Real Politic et au pragmatisme. La stratégie open source est désormais organisé en quatre axes : supporter les grands produits open source sur ses infrastructures comme PHP, fournir les documentations pour faciliter la vie des développeurs, participer à l’élaboration des standards et collaborer avec les communautés open source.

 

« Les relations dans le monde open source se bâtissent plus par les individus que par les entreprises », expliquait Tom Hanradan, responsable de l’Open Source Technology Center. Fort d’une vingtaine de personnes, ce centre qui met en œuvre la stratégie open source de Microsoft s’appuie sur l’ensemble des ressources de l’éditeur. « Ray Ozzie nous a expliqué que tous les développeurs de Microsoft devaient avoir la préoccupation de l’open source », précisait Tom Haradan et il y a eu une véritable révolution culturelle au sein de Microsoft sur ce sujet. Pourquoi un tel changement ? « Tout simplement, nos clients nous l’ont demandé pour avoir un plus grand choix ».

 

Depuis quelque temps, Microsoft participe au développement de Linux et a contribué pour 20 000 lignes de codes devenant ainsi le « 142e contributeur au noyau du système d’exploitation devant Canonical, et nous allons renforcer notre collaboration ».

 

Intégrer du code open source est désormais possible pour Microsoft qui cite l’exemple de Open Pegasus dans System Center permettant ainsi d’administrer des environnements mixtes.

 

« Notre objectif, n’est pas de convaincre les développeurs de changer Linux pour Windows, mais plutôt qu’ils considèrent Windows comme une autre plate-forme possible. C’est pour eux comme pour nous le moyen d’offrir un plus large choix aux utilisateurs et d’augmenter nos marchés respectifs », poursuit Tom Haradan.

 

Actuellement, l’OSTC finalise un projet qui regroupera un ensemble d’outils, de méthodologies et de processus pour faciliter la vie des développeurs et faire en sorte que Windows devienne une plate-forme de leur choix.

 

Canonical, cloud privé et public

 

Canonical, l’un des principaux sponsors de la distribution Ubuntu, s’est lancé lui-aussi dans le cloud computing qu’il définit simplement comme la fourniture d’informatique en tant que service.

L’éditeur entend être présent sur les deux segments cloud privé et cloud privé en utilisant les mêmes briques technologiques permettant aux utilisateurs de passer de l’un à l’autre sans difficulté majeure. Côté cloud privé, il s’agit de l’infrastructure Ubuntu Entreprise Cloud qui s’appuie sur la solution de virtualisation KVM et côté cloud public, Canonical a retenu Amazon EC2 qui utilise VMWare.

 

« Les modèles d’usage du cloud privé sont divers, explique Nicolas Barcet, Ubuntu Server Product Manager. Il permet de mieux gérer les débordements ainsi que de faciliter la gestion de nouveaux projets ». Côté cloud public, les startups pourront mettre à profit l’utilisation d’un service de cloud en bénéficiant rapidement et à moindre frais de quelques instances de calcul et de pouvoir évoluer facilement en fonction de leur besoin. Des grandes entreprises évolueront vers le cloud malgré elles dans la mesure où des équipes de projets pourront contourner les contraintes imposées par les DSI afin de bénéficier rapidement de ressources. Le modèle hybride mixant cloud privé et cloud public afin de trouver le meilleur compromis entre les ressources et les coûts.

 

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Petites nouvelles du salon

 

Exceliance lance la version 3.5 de son répartiteur de charge

Exceliance présentait la version 3.5 de son répartiteur de charge Aloha proposée sous forme d’appliance. Dotée d’une nouvelle interface d’administration, cette version s’enrichit également d’outils de diagnostic et de détection de pannes, ainsi que de fonctionnalités adaptées aux besoins et contraintes des architectures de type cloud.

La version d’administration intègre de nouveaux outils de diagnostic réseau : statistiques réseau, statistiques d’état des interfaces, vérification d’adresses IP ou capture de trafic e temps réel.

Aloha est disponible à partir de 1 490 € HT

 

 

Yoono agrège les messageries instantanées dans les navigateurs Web

Yoono, agrégateur de réseaux sociaux et de messagerie instantanée a chois ProcessOne pour intégrer la plateforme open source ejabberd (serveur de messagerie instantanée reposant sur le standard XMPP) dans Yoono, application et extension permettant d’accéder à toutes les messageries majeures et de pouvoir y accéder via une interface unique. Les modes communications concernés sont Facebook, WLM, Google Talk, Twitter, MySpace, Flickr, AIM ; Yahoo Chat…

 

 

NovaForge devient la forge du consortium OW2

 

La plate-forme de développement collaboratif de Bull est publiée sur OW2 et rejoint la communauté - La plate-forme actuelle d'OW2 migrera vers NovaForge en 2010. NovaForge a été annoncée par Bull dès 2007, dans le cadre de sa démarche industrielle dans le monde de l'Open Source.

 

Conçue comme une « usine » de développement logiciel, NovaForge s'appuie sur un ensemble de services, d'outils et de composants Open Source mis en œuvre par la R&D de Bull dans ses propres programmes de développement logiciel distribué et impliquant de nombreuses communautés du logiciel libre. NovaForge utilise ainsi les technologies de projets OW2, comme eXo Platform, et s'est enrichi de projets novateurs comme Coclico, nouvellement labellisé par les Pôles de Compétitivité Systematic et Minalogic et coordonné par Bull, ou encore le projet international Qualipso, financé par la Commission Européenne.

 

Livre blanc Alter Way sur Python

Ce livre blanc dresse un panorama de la plate-forme : de la description du langage, de ses outils et possibilités de développement à la présentation de la communauté Python.

Aujourd'hui, Python est très populaire auprès des développeurs grâce à sa polyvalence et sa facilité d’accès et beaucoup de projets viennent peupler un écosystème déjà très riche, et ce dans tous les domaines. La plateforme bénéficie d'une visibilité croissante, qui est amenée à progresser dans les prochaines années.

 

Christophe Combelles, co-auteur de ce livre blanc, est Responsable du Centre de Compétences Python d’Alter Way et Vice-Président de l’Afpy, l’Association Francophone Python.

Pour télécharger le livre blanc

 

 

Linutop présente la v3.1 de Lunotop Kiosk

Linutop Kiosk est une solution principalement destiné à l’affichage digital ainsi qu’aux bornes Internet numérisées.  Ce logiciel permet la sélection de la page d’accueil, le verrouillage du linutop selon les sites autorisés ou, au contraire, selon les sites internet à la navigation.

Parmi les points forts :

- L’intégralité dus système d’exploitation et ses configurations peuvent être sauvegardées sur une clé USB (moins de 600 Mo)

- Une clé USB de sauvegarde des configurations du système peut être réalisée facilement ;

- Linutop est très économie en consommation d’énergie.

 

Appliance de sauvegarde virtuelle Arkeia

La nouvelle appliance Virtuelle - édition gratuite est une solution de sauvegarde qui inclut les composants requis pour la protection d’un environnement virtualisé VMWare ESX et ESXi de petite taille et qui peut évoluer pour protéger des environnements VMWare plus étendus. Elle comprend le logiciel Arkeia Network Backup fonctionnant sur Linux optimisé pour la sauvegarde au sein d’une machine virtuelle VMWare.

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