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Quel avenir pour les opérateurs télécoms ?

dimanche 18 août 2013

Quel visage aura l'opérateur télécom type de 2020 ? Sera-t-il un grossiste ou un détaillant ? Quelle taille aura-t-il ? Proposera-t-il de la téléphone fixe et mobile ? C'est à ces questions qu'ont souhaité répondre les organisateurs de la dernière conférence du G9+. 

"Il ne s’agit pas de choisir par exclusion entre plusieurs voies possibles, mais de combiner les différents modèles, de profiter de l’innovation, afin de réinventer des chaînes de valeur durables avec les différents acteurs face aux pressions d’un contexte macro-économique difficile" a expliqué John Stratton, le Président de Verizon Enterprise Solutions. Á un moment où les frontières se réduisent entre fixe et mobile, où la convergence voix-données est devenue une réalité et où l’Internet des objets se développe, Verizon souhaite "ouvrir et exposer [son] infrastructure physique, les capacités du réseau à l’innovation des tierces parties, cela permettra plus d’adoption des services". Il s’agit de construire sur le cœur de compétence, tout en cherchant à grossir dans l’espace applicatif, particulièrement le M2M, notamment avec la voiture connectée. Ce qui fait des nouveaux entrants une opportunité, et non plus une menace. La maxime "Si vous ne pouvez pas faire mieux qu'eux, joignez-vous à eux" prend alors tout son sens. Selon Yves Gassot, le Directeur général de l’IDATE et animateur du débat, Verizon affiche une croissance à 8%, alors que la moyenne sectorielle est de 4% aux US et de -4% dans les 27 états de l’Union Européenne.

Face à ce dynamisme, les opérateurs télécoms européens historiques font figure de dinosaures. Cela dit, la situation en Europe n'a rien à voir avec celles des Etats-Unis, notamment sur les aspects de régulation et de monétisation des services. "La régulation a renforcé le modèle low-cost aux dépens de l’investissement, estime pour François Artignan, responsable de la branche Media et télécom finance de BNP-Paribas, cette industrie solide il y a cinq ans n’est plus un safe-haven pour les investisseurs. Or elle a besoin d’accès aux capitaux, il ne faut pas détruire cela". Et pour Thierry Bonhomme, directeur exécutif des services de communication Entreprises de FT-Orange, la situation peut encore se dégrader. Il cite notamment Neelie Kroes de la Commission Européenne au sujet de la suppression du roaming, éventualité envisagée selon lui sans en mesurer l’impact. Si la régulation européenne ne cesse d’inquiéter les opérateurs, ils restent toutefois désireux d’obtenir les synergies pour investir et innover. 

L’Amérique est également mieux placée sur la monétisation des services. Selon Thierry Bonhomme, un client Verizon paye 2 à 3 fois plus qu’un client Bouygues ou Orange. Il faut sortir de la guerre des prix en Europe en visant les usages, car "la valeur s’est déportée vers le terminal et les applications, on n’a pas su la retenir du côté du réseau, c’est un facteur à corriger dans le temps pour changer la donne en Europe". Changer cette donne, c’est augmenter l’ARPU (le revenu moyen mensuel par utilisateur). Les opérateurs misent dès lors sur les ruptures technologiques telles la 4G, les objets embarqués et l’interface « wearable » (des lunettes Google aux tatouages sur le bras pour les écrans virtuels), le M2M et le cloud, où de belles opportunités s’offrent avec le SDN.

Reste à savoir avec quels services monétiser la 4G ? N’est-on pas face à des investissements colossaux avant d’arriver en Europe à la couverture des US ou de la Corée du Sud ? La continuité des réseaux fixes et mobiles, la couverture des réseaux, l’expérience client autour des usages liés au débit montant, tels devraient être les principaux chevaux de bataille des opérateurs pour les 5 prochaines années. 






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