Les télécoms et les PME plombent les résultats d'Econocom
Malgré un retour de la croissance – une première depuis plusieurs années –, le premier semestre a été marqué pour Econocom par une dégradation de la rentabilité. En cause : les pertes liées aux investissements dans les télécoms – convergence oblige – et l'échec de l'entité A2Z destinée à cibler les PME, entité dans laquelle Econocom avait massivement investi et dont elle a dû revoir les ambitions à la baisse, en fermant la filiale française.
« Des résultats en-deça des attentes », constate Galliane Touze, secrétaire générale adjointe, malgré la satisfaction d'avoir renoué avec la croissance, +2,7% et +3,3% à périmètre comparable, soit un chiffre d'affaires sur le premier semestre de 281,7 M€. Croissance qui plus est sur l'ensemble des activités du groupe : +1% à périmètre constant sur les activités services (-4% à périmètre courant compte tenu de la cession de deux filiales aux Pays-Bas) à 47,5 M€, +2% sur l'activité Products and solutions, c'est-à-dire distribution, à 98,9 M€, +5% sur le financement à 124 ME, et +30%, dont 14% à périmètre constant, sur l'activité télécoms, à 9,7 M€. Une satisfaction et une déception au vu de ces résultats : satisfaction sur l'activité distribution qui avait souffert ces dernières années et avait fait l'objet d'une profonde restructuration, notamment la transformation de commerciaux en agents. Déception sur les télécoms en revanche, où le démarrage a été plus lent que prévu et où les acquisitions réalisées l'an dernier de For Connected Services aux Pays Bas et de JCA à Toulouse ont du être intégrées.
Croissance de la rentabilité sur la distribution et les services
Le résultat opérationnel sur le premier semestre a été de 3,4 M€, contre 8,2 M€ au premier semestre 2005, qui avait été particulièrement bon, précise Galliane Touze. La rentabilité a été améliorée sur les activités distribution et services. L'activité financial services a généré 1,9 M€ de résultat opérationnel (1,7% du CA contre 4,4% au premier semestre 2005), l'activité distribution 1,8 M€ (2% du CA, contre 1,7% au S1 2005) et l'activité services 2 M€ (4,6%du CA, contre 3,5% un an plus tôt). L'activité A2Z, rachetée l'an dernier et destinée à cibler les PME a perdu 1,5 M€ au premier semestre pour un chiffre d'affaires de 1,6 M€. Enfin l'activité télécoms a perdu 800 K€ sur la période. Le résultat net des activités poursuivi a été réduit par trois à 1,6 M€. Ces activité abandonnées ayant généré une perte de 1,5 M€, le résultat net part du groupe est symboliquement positif à 0,1 M€, contre
Restructuration sur les télécoms et les PME
Sur l'activité Télécom, Econocom continue ses investissements comme en témoigne la rachat, avec effet au premier septembre de la branche entreprise de la société d'origine marseillaise Avenir Telecom, qui lui amène une quinzaine de personnes et 30 000 lignes gérées. « La convergence est un axe sur lequel nous souhaitons nous positionner », souligne Galliane Touze. Le sud de la France étant à peu près couvert, Econocom cherche à se renforcer dans l'Ouest. Le groupe mise par ailleurs sur des partenariats, comme celui signé avec Proximus, Econocom ayant obtenu la sous-traitance exclusive sur les réseaux voix et données. Néanmoins, pour renouer avec la rentabilité sur cette activité, Econocom a renouvelé l'équipe de management, arrêté le développement en Espagne, estimant que la croissance sur ce marché ne pourrait passer que par une acquisition, et transformer ses coûts commerciaux fixes en coûts variables, selon le modèle agents déjà mis en place pour d'autres activités.
La situation est plus complexe sur l'activité PME, issue du rachat l'an dernier d'une start up belge, A2Z, qu'Econocom souhaitait développer dans les cinq pays où elle est présente, et prévoyant à cet effet un, investissement de 5 M€. Ayant constaté que le démarrage était plus lent que prévu, du fait notamment de mauvais choix des forces commerciales, trop juniors, Econocom a décidé de réduire la voilure de manière drastique : cette activité ne sera conservée que dans son pays d'origine, la Belgique et sera désormais intégrée à Econocom managed services Belgique « afin de développer les synergies commerciales et de mutualiser le management et les équipes administratives et techniques ».
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le 15/05/2008 à 13:14