Title-tribunes

L’adoption de l’innovation
Par Bernard Golden, Navica Software (en anglais)

Le Surplus cognitif : du gin et des sitcoms à Web 2.0 Expo !
Par Jean-Marie Chauvet

Microsoft : REMIX 08 dans la Silicon Valley par Jean-Marie Chauvet

Vos applications nous intéressent ! par Jean-Marie Chauvet

OOXML : My Crystal Ball is Cloudy
Par Bernard Golden, Navica Software (en anglais)

Toute les tribunes

Title-poll
Pensez-vous que le rachat d'EDS est une bonne chose pour les clients d'HP ?

Tous les sondages
Title-video
Microprocesseurs : comment c'est fait ?6462991Logo-itrtv
Title-themes Applat_menu_gauche2 Applat_menu_gauche_cmt

Skype part à l'assaut des PME

par Guide Collaboratif
le 15/05/2008 à 13:14

Windows Vista serait plus vulnérable que Windows 2000

par jack
le 15/05/2008 à 11:07

Le pilotage par les processus, un levier possible pour la performance de l’entreprise
Par Michel Raquin, président du Club des pilotes de processus

par Henri-Paul Soulodre - C2P Le Trésorier
le 06/05/2008 à 16:45

Tous les outils pour maitriser Vista!

par Bernard
le 05/05/2008 à 22:46

L'Internet de 2030 : allié, Big Brother ?

par Jean José SALA
le 02/05/2008 à 10:55

Rechercher
Services
Dossier-microsoftGrossiste en solutions de sécurité intégréesLogo_abonnNerimMaxdataItrmanager_site_assisesJobProposer un communiqué de presse
Fils RSS : Top 10 quotidien

Synthèse KLC-Solucom group (deuxième partie)
Les pratiques contractuelles en externalisations, projets et infogérances

mardi 23 octobre 2007

Rôle de la fonction juridique pendant le processus d'Appel d'offres      

La participation du service juridique interne du Client, et/ou de son conseil externe doit d'envisager dès le début du processus d'appel d'offres. Il est de sa responsabilité de définir le cadre juridique dans lequel s'inscrira le contrat formalisant l'accord client/prestataire : type de contrat, risques majeurs à couvrir...
Lors de la lecture des offres, le « juridique » examinera les réserves et donnera un avis sur la difficulté future de la négociation. Ensuite il élabore le texte des conditions générales, et valide les annexes qui elles  sont souvent rédigées par les opérationnels.

 

Processus d'AO et Contrat

L'élaboration du contrat doit faire partie intégrante du processus d'Appel d'Offres : commencer la rédaction du contrat aussitôt que possible permet de gagner du temps et d'alléger la charge de rédaction nécessaire au moment de la négociation. Pour cela, intégrer le conseil juridique dès l'élaboration de l'appel d'offres et joindre au moins un clausier au document : ainsi les éléments fondateurs du contrat seront connus des candidats et les points à négocier identifiés très tôt. Les candidats devront répondre point par point en exprimant leurs réserves sur le clausier, et les réserves non émises  lors de leur réponse ne seront ensuite plus recevables.

 

Principes d'élaboration

 

Négocier : quelques principes

Tout négocier une fois que l'on a choisi son Prestataire est une démarche bien trop risquée ; on obtient d'autant plus que les Prestataires sont encore en concurrence, d'où l'importance d'initier très tôt le processus de négociation et de concrétiser les points d'accord au fur et à mesure du processus de sélection du Prestataire.

Autant côté Client que Prestataire, il est important de clarifier la structure de décision interne : en cas de problème, qui tranche ? Les personnes qui participent aux réunions ont-elles pouvoir de décision ? Quels sont les risques de remise en cause des points réglés en réunion de négociation ?

Nous avons constaté que jouer la franchise dans la négociation est plutôt un facteur accélérateur des décisions. En tout cas, veiller à l'équilibre économique du contrat est un point majeur.

Parfois, au cours de la négociation, une des Parties s'aperçoit que l'autre « lâche trop » : problème de disponibilité des personnes participant à la négociation, méconnaissance ou incompréhension des enjeux, les causes sont multiples. Attention ! Ce qui peut paraître une facilité (on obtient ce qu'on veut) est ensuite une cause de dysfonctionnement majeure. L'appropriation par les deux parties du contenu contractuel est essentielle à la bonne entente future.

 Les étapes d'appel d'offres

20071023dossier1.jpg

 

*     *

   *

Négociations       

Négocier : un travail d'équipe

Négocier un contrat prend en général de 6 à 8 semaines (temps de rédaction compris). Les réunions ne doivent se tenir que pour discuter une rédaction proposée à l'avance, qui est discutée et amendée.

Il faut penser que ces réunions doivent être équilibrées : le nombre de participants pour chaque Partie doit être sensiblement le même. Côté client, la DSI doit être représentée ainsi que la maîtrise d'ouvrage pour un projet, ainsi que les Achats, la direction juridique, et éventuellement la DRH s'il y a des impacts sociaux au contrat.

Chaque réunion de négociation doit être préparée :

Enfin chaque réunion doit être ensuite débriefée, afin de reprendre les points durs identifiés et de répartir le travail qui permettra de les aborder tactiquement.

 

Négocier : une bonne préparation

Le secret d'une négociation efficace est dans l'identification des tâches de travail et dans leur bonne planification. La négociation d'un contrat est un vrai projet piloté par les délais. Cela évite les réunions sans fin et qui se multiplient au fur et à mesure que la date de signature se rapproche !

 

Quelques bonnes pratiques :

 

Négocier : des moments difficiles

Les points durs sont les points de désaccords majeurs qui apparaissent pendant les réunions de négociation : voici ce que nous proposons :

 

L'usure et la fatigue sont à la source de nombreuses rédactions approximatives (même si c'est une tactique largement répandue de négociation, qui permet aussi « d'arracher » des concessions). Il vaut mieux prévoir des réunions raisonnablement longues : 4 heures est une bonne durée.

 

En cas de blocage, l'arrêt des négociations est très rare. Les Parties font alors intervenir leurs décideurs respectifs et un terrain d'entente est trouvé.

 

 

*     *

   *

 

Les spécificités d'un contrat de prestations IT          
(
Intervention de Me Bertrand Liard avocat au sein du cabinet Freshfields et Associés)

 

 

Les recommandations citées ci-après ne sont que le résumé, établi par KLC, de l'intervention de B. Liard ; elles constituent des indications à adapter à chaque opération.

 

Un contrat de prestations informatiques est d'abord un contrat

Le contrat est une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s'obligent, envers une ou plusieurs autres, à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose (article 1101 du Code Civil)

Quatre conditions sont essentielles pour la validité d'une convention (article 1109 du Code Civil)

Lorsque ces éléments constitutifs sont réunis, il y a contrat.

 

Le contrat non écrit est parfaitement valable. Cependant la rédaction d'un écrit permet aux parties de :

 

Identifier et hiérarchiser les enjeux de l'opération confiée au Prestataire

Un contrat, selon des modalités différentes, adresse fondamentalement quatre types d'enjeux (de risques) à couvrir d'un point de vue juridique.

 

Enjeux financiers

 

Enjeux de propriété

 

Enjeux de responsabilité

 

Enjeux de contrôle

Les rédacteurs du contrat doivent connaître les parties du contrat (articles, annexes...) qui adressent chacun des points retenus comme enjeu ou risque majeur.

 

 

Choisir une architecture contractuelle adaptée

Construire un contrat avec un, voire plusieurs prestataires, pour des opérations complexes ou à l'échelle internationale demande une réflexion sur l'architecture contractuelle à retenir ; il s'agit ici aussi d'une réflexion à mener en amont du processus de sélection du Prestataire et de négociation. Voici quelques exemples :

 

Contrat de service international :

 

 

Contrat avec multiplicité de prestataires

Cas des opérations faisant intervenir un tiers tel qu'un éditeur de logiciel, un opérateur télécoms, etc.

 

Plan type d'un contrat

Il s'agit ici d'un contrat « simple » sans contrat cadre

 

Préambule

Le préambule donne l'esprit du contrat, il doit être soigneusement pensé et refléter le « pour quoi » client et Fournisseur se sont entendus

 

Définitions

Les définitions servent à délimiter le champ contractuel des termes employés et à éviter toute difficulté d'interprétation du contrat ; on y trouve par exemple les termes Projet, Système, Données, Contrats Transférés, Moyens Mis à Disposition...

 

Objet

« Le Client confie au Prestataire, qui l'accepte, la réalisation des prestations suivantes (les Prestations), aux termes et conditions... »

L'objet décrit le « quoi » du contrat.

Exemples de prestations :

Reprise, exploitation, maintenance, réalisation de projet, migration, conception, réalisation de traitements, architecture, déploiement transfert de données, hébergement, etc. Il précise également le résultat attendu : un système opérationnel correspondant aux spécifications fonctionnelles, une production informatique sécurisée et disponible, etc.

 

Obligations du prestataire

Description des prestations et des tâches que doit réaliser le prestataire

Cette description peut renvoyer à des annexes « Prestations », « Calendrier » et « SLA » par exemple.

Voici une liste de points qui peuvent figurer en tant qu'obligations :

Obligations du client

Les principales obligations du client sont classiquement :

 

Rémunération

Précise comment est rémunéré le Prestataire, en référence à l'annexe financière.

 

Durée, résiliation et fin du contrat (réversibilité)

Explicite en particulier les délais liés à la résiliation ou la réversibilité ; les cas de résiliation habituels sont : pour convenance, pour manquement, pour déséquilibre économique. La fin du contrat peut intervenir à son terme prévu ou de façon anticipée. Dans les deux cas, la réversibilité peut être mise en oeuvre.

 

Clauses spécifiques

Évolution des prestations, transfert des moyens et contrat, données personnelles...

 

Clauses de contrôle

Audit, benchmarking...

 

Autres Clauses générales

Propriété, force majeure, confidentialité, assurances...

Les conditions générales renvoient à des Annexes qui décrivent les exigences à un niveau plus opérationnel et concret.

 


Sur le rôle des cabinets d'avocats...
Mettre au point un contrat est du ressort exclusif des juristes d'entreprise ou de cabinets d'avocats. En effet, ils engagent leur responsabilité sur le plan juridique, ce à quoi ne peuvent pas prétendre des sociétés de conseil classiques.
C'est aux juristes d'entreprise de déterminer s'ils ont assez d'expériences pour conduire eux-mêmes la validation ou la rédaction de contrats d'externalisation, ou s'ils préfèrent se faire accompagner par un cabinet d'avocats spécialisés.
Dans ce cas, ils bénéficient de contrats types récents qui reflètent les meilleures pratiques en cours sur le marché.




C. Le Louarn est directeur associé à KLC qu'elle a rejoint en 1998. Depuis dix ans, elle conduit d'importantes missions d'appel d'offres, négociations ou audits pour des opérations d'externalisation, d'intégrations
et de TMA. Elle intervient régulièrement sur le thème de la contractualisation interne des services informatiques et sur la structuration des relations métier/informatique dans les entreprises.

  

_______________
Demain : 3e partie
Contrat : focus sur les points clés

De la standardisation et des annexes

 

_________________________________________________________________________________
KLC est une société de conseil avec une spécialité nettement affirmée : la rentabilité des SI.
Depuis 14 ans, KLC réalise des missions de conseil opérationnel à la maîtrise d'ouvrage de grandes entreprises. Ses interlocuteurs sont aussi bien les directions générales et les directions utilisatrices que les DSI (ou "CIO").
KLC conduit des missions courtes et productives qui ont toujours pour objectif d'améliorer, de faire évoluer, de standardiser... et, en fait, de "rentabiliser" les SI de l'entreprise.
Ces missions s'articulent autour de trois domaines interdépendants :
- L'organisation des maîtrises d'ouvrage utilisateurs, des DSI, et de leurs relations avec les prestataires externes.
- Le management de grands projets informatiques.
- L'externalisation de fonctions standard et récurrentes (après arbitrage entre faire ou faire faire).







 

Printer Imprimer l'article
Email Transférer par mail

Les 10 derniers articles mis en ligne

On en a parlé
AJAX BORLAND Canon ECM ECONOCOM EMC Euriware INFOGERANCE KLC LG Lean Office MedPi OUTSOURCING SOA SUN acer amazon aol apibat apple archivage ares atos blackberry bmc bnp bpm brother bull cegid cibox computacenter crm csc dell dvd eds epson erp esker exalead fnac free ged google gps hp ibm ilog itil itrtv lacie landesk lenovo lexmark logitech micro application microsoft nauges nec nokia nortel open source oracle orange osiatis prodware rfid rsa rss sage samsung sap scc sfr skype sony sopra symantec synthèse klc teradata toshiba unilog virtualisation vista voip web 2.0 wimax xbox xerox