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Microsoft et l’Open Source : De l’affrontement au pragmatisme
Par Hugo Lunardelli

mercredi 24 octobre 2007

Sam Ramji (Director Open Source & Linux Strategy) explique la stratégie de Microsoft dans le domaine de l'Open Source et propose une synthèse de la position de Microsoft sur ce sujet ; position qui tient en trois mots : collaboration, compétition et interopérabilité.

 

La nécessaire collaboration avec le monde Open Source

 

Par collaboration, il faut entendre les efforts de Microsoft en direction des acteurs de l'Open Source pour qu'ils fassent de Windows une de leurs plate-formes cibles, si ce n'est leur plate-forme de choix.

 

Sam Ramji rappelait à ce sujet que la collaboration de JBoss avec Microsoft découlait de ce que la moitié des clients JBoss avait pour plate-forme d'exploitation cible Windows Serveur. Il était donc dans l'intérêt bien compris de JBoss (depuis racheté par Red Hat) d'optimiser son serveur d'applications Java pour la plate-forme Windows. Réciproquement, il était préférable pour Microsoft de voir des applications JBoss tourner sur Windows plutôt que sur Linux.

 

Dans le même ordre d'idées, Sam Ramji rappelait que sur les dix applications principales Open Source, six tournaient sous Windows. Sam Ramji rappelait en outre les efforts réalisés par Microsoft pour faire de Windows Server & IIS une plate-forme optimisée pour la communauté PHP. Il en va de même en ce qui concerne l'initiative IronPython qui vise à intégrer le langage Python sur .NET. Sam Ramji mentionnait enfin le travail réalisé avec MySQL pour optimiser les performances de ce moteur sous Windows Server ou encore l'invitation faite à la fondation Mozilla de venir passer quelques jours sur le campus Microsoft de façon à optimiser FireFox sur Vista.

 

Dans tous ces exemples, Microsoft cherche à accroître l'attrait de la plate-forme Windows, en renforçant l'écosystème qui en dérive, plutôt que de faire obstacle à des projets Open Source au motif que cela nuit au succès de ses applications. Une attitude en partie schizophrénique mais profondément pragmatique et sans doute en partie à l'origine du succès continu que connaît Windows sur le marché du serveur.

 

Microsoft compte renforcer son action dans ce domaine en poussant les ISV Open Source à tirer parti des services d'identification et de contrôle d'accès d'Active Directory, à s'intégrer avec l'offre System Center en écrivant des Management Packs destinés à Operations Manager et va même jusqu'à suggérer d'utiliser le client Office en frontal d'applications Open Source ...

 

La compétition

 

Sam Ramji rappelle à juste titre que Microsoft n'est pas en concurrence avec un modèle de développement (L'Open Source) mais avec des produits, i.e. Red Hat, MySQL, Open Office, Solaris, Java, ... Pour chacun de ces produits Microsoft fera en sorte de fournir une réponse compétitive indépendamment de leur origine.

 

L'interopérabilité

 

Ce troisième volet regroupe les investissements réalisés par l'éditeur pour s'assurer de l'intégration harmonieuse de ses produits avec des environnements Sun Solaris, Novell Suse, ...

 

Sam Ramji est justement à la tête de l'Open Source LAB chez Microsoft qui réunit la plupart des distributions Linux mais aussi des variantes d'Unix pour tester la coexistence de ces environnements avec Windows. Les domaines technologiques concernés par les travaux d'interopérabilité touchent aux formats de documents, aux protocoles réseaux, à la sécurité et à la gestion des identités, à la virtualisation et aux plate-formes applicatives (i.e. le support par .NET de langages tels que Python, PHP, Ruby).

 

Les autres initiatives en direction de l'Open Source

 

Microsoft par ailleurs mène depuis plusieurs années un certain nombre d'initiatives « Open Source » comme le développement du site Codeplex (une « forge » dédiée au support de projets Open Source sur Windows), la mise à disposition du code source de nombreux projets développés par l'éditeur ou encore le site Port 25 destiné à favoriser la communication entre l'éditeur et le monde Open Source. Concernant Codeplex, 1900 projets sont recensés et 77 000 projets basés sur Windows sont comptabilisés sur SourceForge.

 

Concernant le libre accès au code source de certains développements, Sam Ramji mentionnait la Shared Source Initiative qui donne accès au code source de Windows CE, d'ASP.NET, du Toolkit Ajax et comme annoncé récemment, des librairies .NET. En tout, environ 160 projets d'origine Microsoft sont disponibles en Open Source.

 

Microsoft enfin vient de voir approuvées deux licences par l'OSI (L'Open Source Initiative à ne pas confondre avec l'organisme de normalisation), la MS -PL pour Public Licence similaire à la licence BSD et MS-RL pour Reciprocal Licence que l'on peut comparer à la licence GPL.

 

Le fait marquant dans l'attitude récente de Microsoft vis-à-vis de L'Open Source tient à l'adoption d'une démarche pragmatique prenant acte du phénomène et cherchant à en tirer le meilleur parti plutôt que de chercher l'affrontement comme c'était le cas il y a quelques années.

 

IBM et Microsoft : Deux approches antithétiques vis-à-vis de l'Open Source

 

Ramji devait procéder à quelques remarques annexes qui éclairent le contexte à l'origine des investissements Open Source réalisés par Microsoft ces dernières années. Il précisait notamment qu'au début des années 90, Microsoft était généralement perçue comme une société ouverte; image qui contrastait avec l'attitude d'IBM qui ne publiait pas de documentation, ni ses API.

 

Microsoft au contraire fournissait la documentation de ses API et offrait gratuitement les SDK (Software Development Kit) nécessaires au développement sous Windows.

 

Le concept d'ouverture ayant changé dans les années 90 avec la montée de l'Open Source, ce serait donc en partie pour reconquérir une réputation de société ouverte que Microsoft aurait investi dans ce domaine ces dernières années.

 

En comparant les business model de ces deux sociétés, Sam Ramji lançait une pique visant son ancien allié. Salon ce dernier, le business model de Microsoft se fonde sur une plate-forme incarnée par Windows, sur laquelle viennent se greffer les applications qui lui confèrent sa valeur; une fraction de ces applications étant en provenance de la communauté Open Source.

 

Selon Sam Ramji, pour IBM la proposition de valeur (ou d‘absence de valeur comme on voudra) repose sur une plate-forme Open Source sur laquelle reposent les applications (propriétaires) du constructeur-éditeur-prestataire d'Armonk; la nécessaire intégration de ces composants étant à l'origine de prestations de services qui contribuent significativement à son activité.

 

Un repli de la vague Open Source ?

 

Il est à noter que l'évolution de l'attitude de Microsoft vis-à-vis de l'Open source survient paradoxalement à un moment où la menace que semblait faire peser ce mouvement sur le business model de Microsoft tend à s'estomper.

 

Le débat récurrent sur l'arrivée imminente de Linux sur le poste de travail s'est finalement dégonflé tant les progrès dans ce domaine sont laborieux, ceci malgré les initiatives récentes de quelques constructeurs comme Dell visant à pré installer Ubuntu sur certaines de ses machines.

 

Cette stagnation de Linux sur le poste de travail est à rapprocher de la percée récente de Mac OS X qui tend à montrer que les utilisateurs sont sensibles à des alternatives fonctionnellement riches et intégrées plutôt qu'à une dialectique d'ouverture qui ne semble convaincre qu'une frange engagée d'utilisateurs.

 

Dans le domaine de la bureautique, beaucoup d'articles mentionnaient récemment une déferlante d'alternatives à Office et notamment le soutien d'Open Office par Google ou la résurrection de Symphony par IBM. Il est probable que ces initiatives dispersées n'aient au final que peu d'impact sur le succès d'Office, ce qui sera le sujet d'un article à venir.

 

Sur le front du système d'exploitation serveur, si Linux connaît une progression remarquable, celle de Windows Server l'est plus encore et l'arrivée prochaine de Windows Server 2008 devrait encore renforcer cette tendance.

 

Enfin, Apache un des bastions de l'Open Source semble lâcher du terrain en cédant régulièrement des parts de marché à IIS dont la version 7 devrait renforcer l'attrait.

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Ces évolutions considérées dans leur ensemble semblent indiquer que l'impact de l'Open Source sur le business model de Microsoft est sans doute moins important que généralement considéré, ce qui n'empêche pas l'éditeur de renforcer ses investissements en direction de cette communauté.

 

Plus d'applications Open Source pour Windows et une meilleure interopérabilité découlant des investissements réalisés par Microsoft, le résultat final devrait se traduire par une meilleure coexistence de ces deux univers et au final par une plus grande satisfaction des utilisateurs.

 


_____________
Hugo Lunardelli est titulaire d'un DEA en économie ainsi que d'un Mastère en Management des Technologies de l'Information. Passionné par les nouvelles technologies, il a occupé différentes fonctions marketing au sein de Microsoft France et de Microsoft Europe avant de démarrer une activité de consultant et journaliste.


SQ 250-300

Les commentaires


bonjour aux lecteurs de tout poil,

encore un article sans consistance ou on vous dit que windows il est beau windows il est gentil
encore un journaliste incompétent qui touche certainement un bonus de bill gates pour écrire ces dé-informations qu'il ne comprend probablement pas
encore du nihilisme, linux n'existe pas, il ne faut pas en parler, il ne faut surtout pas essayer de faire évoluer les choses
tiens, j'ai même pas envie de finir l'article et je vais retenir le nom du site pour être certain de ne jamais y revenir

bill

Par bill wolf le 24/10/2007 à 10:16

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