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Un projet européen sur les processeurs embarqués à l'Université d'Augsbourg

vendredi 14 décembre 2007

 

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/52242.htm

 

Un projet sur les technologies de processeurs embarqués, soutenu par l'Union Européenne à hauteur de deux millions d'euros, va être coordonné par l'Institut d'informatique de l'Université d'Augsbourg.

 

Les technologies de processeurs embarqués permettent aux voitures, aux avions ou à d'autres machines d'être plus sûrs, plus efficaces et moins consommateurs d'énergie. L'exemple le plus connu d'utilisation de ces technologies est l'ABS qui permet de rendre une voiture plus sûre grâce au système de régulation du freinage. De même, on pourrait imaginer à court ou à moyen terme la mise au point de systèmes similaires qui, au lieu de réguler le freinage, réguleraient la consommation de carburant, rendant l'automobile plus respectueuse de l'environnement.

 

Pour rendre ces systèmes de régulation efficaces, il faut que le temps de réponse entre le stimulus extérieur (freinage brusque par exemple) et l'action régulatrice enclenchée soit le plus court possible : on parle de tâches en "temps réel strict". Seuls certains processeurs spécialisés peuvent réaliser de telles tâches avec fiabilité. De plus, il serait théoriquement possible d'utiliser des processeurs d'ordinateurs à ces fins, mais leur coût rend rédibitoire le recours à ces composants dans la pratique industrielle. Il s'agit d'utiliser les processeurs les plus simples possibles, mais les plus rapides pour être la meilleure adaptation possible à une utilisation ciblée.

 

Le projet de l'Union Européenne "Multi-Core Execution of Hard Real-Time Applications Supporting Analyzability" (MERASA) a pour but de développer de tels processeurs par le recours à la technologie multi-coeurs. Il s'agit de mettre plusieurs processeurs sur une puce pour démultiplier les possibilités de cette puce.

 

Le chef du projet, Prof. Dr. Theo Ungerer, explique le déroulement des phases amonts du projet : "Le développement des structures de processeurs sera effectué à l'Université d'Augsbourg, en collaboration avec des collègues du Supercomputing Center de Barcelone. Il s'agira non seulement d'optimiser les prototypes dans nos laboratoires, mais aussi de programmer les logiciels associés qui permettront au système dans son ensemble de fonctionner."

 

La collaboration internationale ne se limitera pas au tandem germano-catalan, puisque le développement des dits logiciels sera réalisé en commun avec l'Université Paul Sabatier de Toulouse, et l'entreprise anglaise Rapita Systems Ltd. Pour assurer un transfert de technologie optimal, des partenaires industriels ont été intégrés à la démarche du projet dès son lancement. Des firmes prestigieuses utilisatrices de tels processeurs font partie intégrante du processus de pilotage du projet : Infineon (Munich), NXP (Eindhoven), Airbus (en particulier Toulouse) ou l'Agence Spatiale Européenne (ESA) par exemple.

 

D'après le Prof. Ungerer, "l'intégration de firmes renommées à travers toute l'Europe permettra à la fois de donner de la consistance au projet MERASA et à renforcer la compétitivité de l'Europe dans des domaines d'ingénierie de pointe."

 

 

BE Allemagne numéro 365 (13/12/2007) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/52242.htm

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Les commentaires

Il y a une petite erreur dans le troisième paragraphe, en effet le temps de réponse doit être non seulement "court", mais aussi prédictible par le calcul ou la simulation. L'utilisation d'un processeur non dédié (pas forcément d'ordinateur) ne présente pas forcément un problème de coût, mais surtout d'évaluation du temps d'exécution : la complexité de sa conception interne (destinée justement à améliorer sa réactivité) rend le temps de réponse difficile à prévoir (ce qui peut être très grave dans le cas d'un système embarqué !).

Par Roman le 11/02/2008 à 11:06

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