Vers le data Center à petits pas
Si la majorité des entreprises réfléchissent à la consolidation de leurs serveurs, éventuellement dans la perspective d'un data center nouvelle génération, la réalité du terrain est encore bien différente. Selon, une enquête réalisée par le cabinet anglais Quocirca, la moitié des entreprises interrogées doivent encore faire face à une augmentation du nombre de serveurs, 10 % des répondants indiquent même que ce nombre augmente de plus de 50 % par an.
A l'heure des concepts avancés de virtualisation ou d'automatisation des tâches d'administration, cette enquête montre une réalité qui détonne avec les beaux discours des fournisseurs et qui ne peut que laisser perplexe.
Retour vers le futur
Dans le sillage de la révolution de l'informatique distribuée des années 90, les entreprises se sont lancées dans un équipement sauvage de serveurs. Ces machines, dont le prix d'acquisition a régulièrement baissé, se sont disséminées un peu partout à la faveur de la mise en œuvre de nouvelles applications. Mais après des années d'accumulation peu ou pas maîtrisées, les DSI se sont trouvent dans une situation placée sous le signe de la complexité.

Aujourd'hui, il y a une acceptation générale, à la fois au sein des DSI et des directions opérations, que le data center est logiquement la meilleure place pour administrer et exploiter au mieux l'infrastructure informatique et relever les nouveaux qui se posent d'alimentation électrique et de refroidissement. C'est ce qu'indique la note Data centre Asset planning publiée par le cabinet Quocirca.
Alors qu'un quart seulement des organisations indique s'être lancé dans une opération de consolidation et donc de réduction du nombre de serveurs, près de 50 % au contraire sont toujours confrontés à une augmentation du parc de leurs systèmes. Cette proportion atteindrait même 60 % aux Etats-Unis. Tout ceci débouche sur un niveau de complexité très élevé. La Royal Dutch Shell qui vient de signer un contrat d'outsourcing de son informatique et de ses télécoms avec T-Systems et AT&T indique avoir à gérer un parc de 7400 serveurs. Ces nombres deviennent tels que 28 % des entreprises interrogées déclarent ne pas savoir le nombre exact de serveurs qu'elles utilisent.

Chercher un serveur qui n'existe pas
Pour les aider dans cette tâche ingrate, seulement 40 % des entreprises utilisent un outil de gestion de parc et peuvent ainsi bénéficier de rapports de manière automatisée. Alors que près d'un quart des entreprises assurent ce travail manuellement. Cela pour arriver à des situations assez cocasses dans lesquelles 40 % des DSI trouvent un serveurs alors qu'elles pensaient qu'il avait été retiré ou, à l'inverse, effectuent la recherche d'un serveur alors que celui-ci a été retiré de l'exploitation. Et l'opération de recherche d'un serveur peut s'avérer parfois comme une tâche longue et fastidieuse : pour 22 % cette recherche peut nécessiter jusqu'à une journée et 20 % encore plus longtemps.
Dans une telle situation, on comprendra donc que la supervision des serveurs n'est pas assurée au mieux. Plus de la moitié des DSI ne le font tout simplement pas. Quid dans ces conditions, des belles notions de flexibilité, d'agilité, d'alignement de l'IT sur la stratégie de l'entreprise ? Pour mettre en place un nouveau serveur supportant de nouvelles applications, 33 % des personnes interrogées indiquent qu'il leur faut quatre semaines tandis que 25 % que deux mois ou plus leur sont nécessaires. Du côté des plans de reprises sur sinistre, près d'une entreprise sur cinq déclare qu'elle n'en a pas où qu'elle ne sait pas exactement ce que cette notion recouvre.

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le 15/05/2008 à 13:14