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De la musique 1000 fois plus légère que le MP3

mardi 15 avril 2008

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53940.htm
Dans la quête du volume minimum de données nécessaires au stockage d'un morceau de musique, les chercheurs de l'University of Rochester ont réussi à encoder numériquement un solo de clarinette de 20 secondes dans un fichier de moins d'un kilooctet soit près de 1000 fois plus compressé que ne le permet la compression MP3.

 

Le système repose sur une reproduction synthétique du son par l'ordinateur. Ainsi, les informations contenues dans le fichier ne sont pas constituées d'un échantillonnage de fréquences mais d'une sorte de partition spécifiant les actions à effectuer par un instrument pour reproduire le morceau. En jouant la musique, l'ordinateur reproduit littéralement la performance originale à partir de toutes les connaissances acquises sur la clarinette et la façon d'en jouer. L'équipe du professeur d'ingénierie informatique et électrique Mark Bocko a donc mesuré chaque aspect ayant un impact sur le son produit par la clarinette ; de la pression exercée dans l'anche pour chaque doigté à la façon dont le son rayonne de l'instrument. Un modèle informatique de la clarinette a ensuite été réalisé pour créer un instrument virtuel construit entièrement grâce à des mesures empiriques.

 

L'équipe a alors créé un lecteur virtuel pour la clarinette virtuelle et a modélisé les interactions entre le lecteur et l'instrument, à savoir le doigté, la force de la respiration ou la pression des lèvres pour déterminer la réponse de la clarinette virtuelle. Il s'agit par la suite de laisser à l'ordinateur le soin d'écouter des morceaux de calibrage d'une clarinette " réelle " pour enregistrer les actions spécifiques à la reproduction de chaque son. Le son orignal est enfin reproduit par les actions enregistrées et appliquées au modèle virtuel de clarinette.

 

Les résultats sont d'ores et déjà assez convaincants quoique pas encore complètement fidèles au son original. "Nous continuons à travailler sur la façon dont la langue attaque l'anche pour créer les notes sur les passages staccato mais sur des morceaux où les notes sont plus tenues et liées, la méthode marche plutôt bien et il est difficile de discerner la musique synthétisée de l'originale" déclare en guise de conclusion le docteur Bocko.

 

En raffinant la méthode, les chercheurs imaginent pouvoir étendre le procédé à d'autres instruments, voire à la voix.

 

BE Etats-Unis numéro 119 (14/04/2008) - Ambassade de France aux Etats-Unis / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/53940.htm

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Les commentaires

Bien sûr moins il y a "d'attaque" et plus c'est facile a imiter, les transitoires sont pour beaucoup dans le "son".
Ce type de recherche est d'un grand intérêt, ce n'est pas pour autant qu'elle doit déboucher sur une application pratique.
Aucune imitation ne saurait être parfaite, cependant à lire ce genre de nouvelles on pourrait croire que l'imitation est plus intéressante que l'original... sans doute parce qu'on peut l'emballer et la vendre.
Le miracle c'est ce que fait un homme seul devant nous avec son instrument, pas qu'on puisse plus ou moins l'imiter à grand renfort de technologie.
Ce que ne sera jamais une imitation : originale, unique, magique. il y va de la nature de l'art.
Et puis, comme rien ne sort de rien, pour lire ce kilo-octet d'instruction il faut combien de Giga-octets de programme. Combien pèse la clarinette virtuelle ? et combien va peser l'orchestre entier ?
Après des millénaires de réflexion sur la nature de la connaissance et sur celle de l'art il serait dommage que le mauvais goût et l'amour des gadgets nous fasse oublier l'essentiel, nous même.

Par jack le 16/04/2008 à 13:24

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