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DSI 2010 : résultats de l’enquête ITRManager
Des DSI sous pression

jeudi 12 juin 2008

20080611_05Complexité, agilité et synergie, tels sont les maîtres mots qui caractérisent le fonctionnement des systèmes d'information. Les raisons de la complexité sont nombreuses et bien identifiées et sont évidemment liées à l'empilement foisonnant et parfois désordonné des technologies, depuis les mainframes il y a plus de 40 ans aux environnements liés à la mobilité d'aujourd'hui. Toutefois, cela ne doit pas empêcher les DSI de concevoir un SI qui permette l'entreprise « agile », celle capable de s'adapter rapidement aux changements externes. Et pour cela, elle se doit d'exploiter les pistes pour faire jouer au maximum les synergies et ne pas réinventer la roue lorsque cela n'est pas nécessaire. 

 

« On représente généralement la complexité avec des produits : l'Airbus, par exemple, est un objet extraordinairement sophistiqué que l'on ne peut pas appréhender directement, explique Jean-René Lyon, fondateur du cabinet CEISAR (...). Le DSI d'une grande  entreprise me disait récemment que pour gérer ses applications informatiques, il devait faire appel à 500 000 morceaux de codes, avec des interdépendances dans tous les sens ».

 

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Voilà 40 ans que les générations de systèmes informatiques, d'architectures et d'applications se succèdent, chaque génération ne faisant que s'ajouter aux précédentes. Dans de telles conditions, il n'est pas étonnant que l'empilement des technologies et des applications soit considéré comme la première raison de la complexité du Système d'information. 

 

Quels sont les éléments qui contribuent à la complexité de votre système d'information ?

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Mais ce n'est pas la seule, loin s'en faut, et d'autres raisons contribuent à aggraver le problème. En particulier, là où l'informatique était restée cantonnée à des domaines d'applications spécifiques, elle est désormais omniprésente et doit répondre aux besoins des utilisateurs de l'entreprise tout entière.

 

La difficile prise en compte de la mobilité

 

Si l'on descend d'un cran et que l'on scrute l'infrastructure du SI et ses diverses composantes, la mobilité est citée en premier comme source de complexité. On peut la concevoir comme « la nouvelle frontière de l'informatique ».  Elle n'est pas sans rappeler l'arrivée des PC dans les entreprises au milieu des années 80 avec parfois des introductions « sauvages » sans concertation préalable avec les DSI qui, dans certains cas, restaient concentrées sur leur périmètre traditionnel constitué des mainframes et des mini-ordinateurs. Et puis, l'intégration s'est faite peu à peu, parfois dans la douleur, avec l'introduction du modèle client-serveur.

Quelles sont les compétences nécessaires au DSI à l'horizon 2010 pour remplir au mieux sa mission ?

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Parmi les composants qui constituent l'infrastructure du SI, quels sont ceux qui vous posent le plus de problèmes ?

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Les outils de la mobilité apportent de nouvelles possibilités aux utilisateurs, mais sont incontestablement source de complexité pour les DSI. D'autant que ces technologies sont très diverses, évoluent très rapidement et pas toujours dans le cadre des standards.

 

Les applications métiers sont également source de complexité, non pas en soi, mais parce qu'elles nécessitent une approche concertée avec les utilisateurs dont les besoins peuvent parfois déborder les possibilités techniques. « Cette situation de fait, estime Jean-René Lyon, est un peu liée, dans le domaine des SI, à ce que, en général, un projet démarre par l'expression des besoins, sans se préoccuper des coûts ou de la faisabilité ».

 

A l'inverse, les composants plus traditionnels du SI - réseaux, serveurs, stockage et poste de travail - semblent en revanche relativement stabilisés et ne pas poser trop de problèmes aux informaticiens qui ont appris à maîtriser, au fil des générations, ce type de technologies. Ils ont déjà eu l'expérience de plusieurs renouvellement de leur parc.

 

Savoir gérer les compétences

 

Cette maîtrise suppose un nombre de compétences qui va grandissant et l'exercice de la fonction de DSI va nettement en s'alourdissant. « Il est  vrai que le métier de DSI devient extraordinairement complexe car il doit être un homme orchestre », considère Eric Tirlemont, Associé chez Ineum en charge de la compétence Stratégie et Transformation des Systèmes d'information. De fait, les compétences requises sont extrêmement larges allant de l'expertise technique à la connaissance du ou des métiers de l'entreprise en passant par les qualités de communication et de négociation. Car les DSI faisant de plus en plus appel au eSourcing doivent être en situation de négocier au mieux les contrats avec les fournisseurs et capables d'en vérifier leur bonne exécution. Enfin, ils ne peuvent plus se « réfugier » dans leur bulle technique mais doivent au contraire s'immerger dans l'entreprise, en connaître ses métiers et sa stratégie afin d'être capable d'aligner le SI.

Quelle est l'importance des activités suivantes dans le cadre du nouveau rôle du DSI ?

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Quelles sont les nouvelles technologies qui auront un impact déterminant sur la contribution du DSI aux performances de l'entreprise ?

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La capacité d'aligner la stratégie du SI et son évolution avec la stratégie de l'entreprise est d'ailleurs citée en premier. Cela est confirmé par Robert Muller, urbaniste métier Air France selon qui « la stratégie du SI va se décliner à partir de la stratégie générale de l'entreprise. L'objectif étant d'aligner la première sur la seconde ».

 

Une autre difficulté dont se font écho les personnes ayant répondu à l'enquête est le manque de soutien de la direction générale qui, encore trop souvent, perçoit le SI comme un centre coût et non comme le moyen central pour mettre en oeuvre la stratégie de leur entreprise. Evidemment certaines entreprises font exception. C'est notamment le cas d'Air France. « La direction générale de l'entreprise est convaincue du caractère stratégique de son système d'informatique », précise avec satisfaction Robert Muller.

 

Mais avoir un SI moderne avec des applications qui répondent aux besoins  de l'entreprise ne sert pas à grand chose, si les utilisateurs n'en tirent pas le meilleur parti. De manière un peu surprenante, la formation des dits utilisateurs est citer en dernier dans les tâches à accomplir du nouveau DSI. C'est d'autant plus surprenant que tous les salariés dans l'entreprise sont désormais concernés par les outils informatiques. La formation des équipes de la DSI semble aussi délaissée. On peut s'en étonner dans un univers où les technologies mais aussi les métiers de l'entreprise évoluent aussi rapidement. Il n'y a qu'à prendre le cas de certaines entreprises pour s'en convaincre. France Télécom par exemple a vu des bouleversements considérables ces dix dernières et s'est complètement redéfinie.

 

Parmi les contraintes dont font état les DSI, la difficulté à recruter du personnel compétent est cité en premier. Dans cette quête à la disponibilité de compétences et de ressources qui deviennent rares, les DSI annoncent massivement (à plus de 75 %) que, d'ici à 2010, ils feront appel à la sous-traitance quelle que soit sa forme : outsourcing, infogérance, offshore, nearshore...

Quelles sont les contraintes qui vont peser d'ici 2010 et sont de nature à limiter la capacité de la DSI à contribuer à la performance de l'entreprise ?

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Quelles sont les actions les plus importantes que vous souhaiteriez entreprendre pour mettre en oeuvre le plus de synergie ?

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Quels sont les métiers avec lesquels la collaboration est la plus difficile ?

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Parmi les méthodes ci-dessous destinées à améliorer l'efficacité de la gestion de la DSI, quelles sont celles que vous mettez ou que allez mettre en oeuvre ?

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D'ici 2010, pensez-vous plus faire appel à la sous-traitance (quelle que soit sa forme) ?

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D'ici à 2010, la contribution de la DSI concentrera les actions suivantes ?

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ITRtv
Interview : Ping-Ki Houang, PIXmania
envoyé par ITRnews.

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