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Les ambitions d’Adobe dans les RIA

mardi 16 décembre 2008

20081216_23Dans la concurrence qui fait rage dans le domaine des interfaces riches (RIA ou Rich Interface Applications), Adobe entend bien tirer son épingle du jeu et s'imposer comme un des principaux acteurs. L'éditeur dont les résultats financiers attestent d'une dynamique certaine vise à proposer une architecture complète permettant de refaçonner l'ensemble des applications d'entreprise.

 

En prenant appui sur les deux piliers historiques que sont les logiciels Acrobat d'un côté et Flash de l'autre (issu du rachat de Macromedia), Adobe a petit à petit développé une solution globale d'architecture organisée selon les trois niveaux traditionnels.

 

Côté poste client, Adobe propose les lecteurs Flash Player et AIR (Adobe Integrated Runtime). Le premier qui, comme le fait remarquer, Frédéric Massy, directeur marketing d'Adobe à l'occasion de la conférence RIA 2008 « est présent sur 98% des postes de travail », s'exécute dans les navigateurs. En revanche, AIR (issu de Macromedia et baptisé précédemment Apollo) s'exécute en dehors du navigateur et s'inscrit dans ce que l'on appelle les RDA (Rich Desktop Application).  Introduit en mars 2008, AIR nécessite l'installation d'un moteur sur le PC sur lequel sera exécutée l'application. Une application AIR peut être développée avec le langage ActionScript dans le cadre de Flash ou de Flex ou JavaScript pour une application Java.

 

AIR intègre le moteur de rendu WebKit, qui est également employé par les navigateurs Safari et Chrome de Google, pour le rendu HTML/CSS et l'exécution de code JavaScript, et Flash Player. AIR intègre une base de données locale SQLite ce qui garantie un minimum de performances.  

 

A ces deux éléments - Flash et AIR - il faut ajouter le moteur pdf qui dépasse le strict cadre de la gestion de document et est présenté comme un outil de travail collaboratif. Sans oublier les mobiles qui sont bien présents dans la stratégie d'Adobe. Adobe a porté Flash et AIR sur les terminaux mobiles.

 

Côté serveurs, Adobe propose LifeCycle ES (Enterprise Suite), ColdFusion, Scene 7 et Flash Media Player. Ces serveurs fournissent des fonctionnalités de diffusion de contenus multimédias, de collaboration et de transmission des données en temps réel.

 

Le troisième niveau comporte Adobe Flex qui fournit aux RIA un framework de développement Open Source. Flex s'appuie sur le langage de programmation Adobe ActionScript pour la logique client et le langage MXML pour l'agencement et le comportement de l'interface utilisateur. La plate-forme technologique Adobe prend également en charge Ajax (Asynchronous JavaScript & XML) pour le développement des RIA. Flex utilise le puissant langage de programmation Adobe ActionScript pour la logique client et le langage MXML (un dérivé de XML développé par Macromedia que certains ont également baptisé Magic eXtensible Markup Language) pour l'agencement et le comportement de l'interface utilisateur. La plate-forme technologique Adobe prend également en charge Ajax (Asynchronous JavaScript & XML) pour le développement des RIA. Au sein d'Adobe AIR, l'interaction de Flex et d'Ajax produit ce qu'Adobe appelle une expérience utilisateur riche.

 

Parallèlement, Adobe propose Creative Suite et Flex Builder, des outils destinés respectivement aux créatifs et aux développeurs.

 

Les quatre domaines d'applications pour les RIA

 

Adobe voit quatre grandes domaines dans lesquels les RIA devraient jouer un rôle important. En premier les applications métier - en particulier celles qui ont été développés dans des environnements mainframes - qui peuvent ainsi bénéficier d'une nouvelle jeunesse et donner à l'utilisateur « une nouvelle expérience » comparable à celle dont il bénéficie couramment dans le monde Internet. Adobe mentionne une entreprise espagnole qui a ainsi rénové une application SAP grâce à la technologie Flex.

 

Côté support à la décision, les interfaces RIA peuvent être d'un apport très intéressant dans le domaine de la business intelligence et de la visualisation des données complexes, le tout avec une mise en temps réel des données. La présentation de données sous une forme graphique évoluée réduit considérablement, dans certaines conditions, leur interprétation et les décisions à prendre.

 

Le troisième grand domaine concerne ce que l'on appelle le Ridh media. Dans la démonstration présentée à l'occasion de la conférence RAI, Michael Chaize, Senior consultant, présente l'application proposée sur le site MTV (remix.mtv.com) où l'internaute peut très simplement récréer une  animation vidéo à partir d'éléments existants.

 

Enfin, dans la quatrième catégorie, celle des applications de commerce électronique, l'interface utilisateur est essentielle, c'est elle qui permettra en partie de garder l'attention de l'internaute et favorisera ou non sa navigation en une action ou un achat.  

 

Si ses ambitions sont élevées, Adobe n'est pas le seul prétendant dans les applications RIA. Il y a Microsoft avec Silverlight, la technologie RIA de la plate-forme .Net, Sun qui est revenu plus récemment avec JavaFx et Google avec Google Native Code, Gears pour un fonctionnement en mode offline et Androïd pour les mobiles. Il y a également la plate-forme standard Ajax qui ne supporte pas le multimedia.

Adobe annonçait hier des résultats financiers plutôt satisfaisants. Sur l'exercice clos le 28 novembre, Adobe a réalisé un chiffre d'affaires de 3,58 milliards de dollars en augmentation de 13% par rapport à 2007. Côté profit, les résultats sont bons avec 871 M$ (+20% par rapport à 2007). En revanche le 4e trimestre (915 M$ contre 911 M£ pour le 4e trimestre 2007) montre clairement l'effet de la crise sur l'activité de l'éditeur.

 

Les 5 plates-formes RIA

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ITRtv
Interview : Ping-Ki Houang, PIXmania
envoyé par ITRnews.

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