Les quatre facteurs clés de l'externalisation en 2009
Par Bruno Boucq, dg Global Outsourcing Infrastructure Services Unisys Europe du Sud
L'utilisateur final, le contexte économique, les impératifs de sécurité et l'environnement feront partie des principaux facteurs qui influeront sur les choix des entreprises en matière d'externalisation informatique en 2009. Les défis économiques que les entreprises auront à relever en 2009 et au-delà, leur imposent de continuellement évaluer et adapter la façon dont ils acquièrent et gèrent leurs infrastructures informatiques. Ils souhaitent s'assurer que les pratiques de gestion de leurs infrastructures informatiques engendrent non seulement des gains d'efficacité opérationnelle et des réductions de coûts, mais aussi leurs confèrent un avantage concurrentiel sur le marché.
Zoom sur ces quatre grandes tendances
1. Le climat économique mondial difficile va obliger les entreprises à réexaminer leurs processus métier et leur productivité, les incitant à s'intéresser à une nouvelle génération de modèles de gestion informatique.
Les défis économiques de 2009 accentueront une tendance consistant à privilégier les dépenses d'exploitation informatiques au détriment des dépenses d'investissement, c'est-à-dire l'achat de services plutôt que d'immobilisations. En conséquence, les entreprises chercheront à tirer parti des nouveaux modèles dans lesquels le prestataire d'externalisation gère et déploie une infrastructure informatique dont il a la propriété.
A titre d'exemple, l'avènement des techniques de virtualisation permet aux prestataires d'externalisation de déployer des infrastructures « temps réel » économiques, capable de réagir de façon dynamique aux variations de l'environnement métier. Les progrès de la virtualisation et de l'infrastructure temps réel vont permettre à ces prestataires de proposer des services informatiques mutualisés d'une grande efficacité via des plates-formes Web et de « cloud computing ». Des services mutualisés de ce type peuvent particulièrement séduire les clients devant faire face à de sévères coupes budgétaires.
Cette évolution vers la « plate-forme sous forme de service » va en entraîner une autre dans la façon dont les entreprises vont engager des services d'externalisation, par exemple par une multiplication des modèles de support en libre-service, les utilisateurs soumettant leurs demandes de services informatiques ou d'intervention via le Web.
La contraction des budgets informatiques génère davantage de créativité. Avec le recul des investissements, les entreprises prennent conscience qu'elles doivent innover en rationalisant leurs investissements informatiques et autres, et en recherchant les partenaires d'externalisation les mieux à même de concilier les deux.
2. L'utilisateur final va devenir un facteur clé dans la façon de recourir à l'externalisation.
Jusqu'ici, les choix en matière d'informatique relevaient exclusivement du DSI. Désormais, l'utilisateur final -en particulier les fonctions commerciales génératrices de revenus et autres collaborateurs au contact direct de la clientèle - aura davantage son mot à dire dans les décisions portant sur la destination et la nature des investissements informatiques.
Les technologies employées sur le lieu de travail sont de plus en plus identiques à celles utilisées à la maison. C'est ainsi que les équipements informatiques grand public, à l'image des smartphones, se répandent dans l'entreprise, équipements dont les partenaires en matière d'externalisation doivent prendre en charge la gestion et la maintenance. Les utilisateurs souhaitent alors bénéficier du même degré de confort et de transparence auquel ils sont habitués pour l'informatique domestique.
Cette « consumérisation » de l'informatique contraint l'entreprise et ses partenaires d'externalisation à se montrer plus créatifs en matière de gestion et de support. Ils doivent mettre en œuvre des modèles de service qui s'appuient davantage sur un catalogue personnalisé, dans lequel chaque utilisateur final choisit les services nécessaires à son rôle, au lieu de se les voir imposer par l'informatique, comme c'était le cas dans le modèle des services informatiques jusque-là en vigueur.
« L'externalisation ne concerne plus simplement ni même principalement la gestion des ressources informatiques, mais plutôt la gestion de la capacité de ces dernières à apporter plus de productivité. Le défi auquel sont confrontés les prestataires consiste à fournir aux clients un support qui ne se mesure pas à l'aune d'engagements de niveau de service (SLA) à la définition étroite. Il doit s'agir d'un nouveau type de service, reposant sur une intégration transparente des technologies à usage personnel et professionnel qui aide cette nouvelle génération d'utilisateurs à gagner en productivité.
3. L'élargissement des possibilités d'accès à distance va favoriser l'apparition de nouvelles solutions de sécurité managée.
L'utilisation croissante de technologies grand public par des collaborateurs mobiles pour l'accès à des informations sensibles de l'entreprise, résidant sur des terminaux distants, pose un problème considérable pour la sécurité. Les entreprises offrant à leurs utilisateurs des possibilités de plus en plus vastes d'accès à distance doivent s'assurer que celles-ci s'accompagnent de solutions de sécurité tout aussi élaborées afin de protéger leurs informations critiques.
En 2009, les entreprises feront de plus en plus appel à des prestataires capables de les aider à sécuriser ce nouvel environnement décentralisé et ces informations distribuées tout en réduisant leurs coûts d'exploitation. Ces services de sécurité de nouvelle génération doivent englober la « micropérimétrisation », une technologie émergente qui assure la sécurité dans un environnement distribué. Jusqu'ici, le service informatique créait un périmètre de sécurité figé, instaurant des silos d'informations sécurisées mais impossibles à partager. Désormais, de nouvelles solutions permettent de sécuriser des micropérimètres et donc de mettre en place différents niveaux d'accès en des points finis du réseau.
La sécurisation et l'accès à l'information dans un environnement mobile et décentralisé reviennent cher car cela requiert des configurations informatiques complexes, or les entreprises s'inquiètent souvent de ne pas disposer en interne des compétences nécessaires à leur déploiement. En s'en remettant à un partenaire expert possédant les connaissances avancées et l'infrastructure appropriée pour assurer des services de sécurité de nouvelle génération, les entreprises peuvent réduire leurs dépenses, libérer leurs équipes informatiques des tâches de gestion de la sécurité et, surtout, permettre à leurs collaborateurs en contact avec la clientèle de générer des revenus dans un environnement décentralisé mais hautement sécurisé.
4. Les technologies durables continueront de monter en puissance dans le cadre des contrats d'externalisation à mesure que leur bien-fondé économique deviendra de plus en plus démontrable.
En 2009, les prestataires de services adopteront de plus en plus des technologies informatiques « vertes » dans leurs solutions d'externalisation, au sein des centres de données comme des environnements de travail distribués.
Les entreprises nous disent vouloir comprendre les avantages des technologies durables pour eux, qu'ils en soient propriétaires ou qu'ils recourent à l'informatique "verte " d‘un prestataire. Un facteur clé favorisant l'adoption de ces technologies sera l'émergence d'outils de modélisation plus évolués faisant ressortir les avantages socio-économiques des solutions respectueuses de l'environnement tant pour le prestataire d'externalisation que pour le client. En outre, cette prise de conscience grandissante de l'intérêt de l'informatique durable, conjuguée à l'entrée en fonction d'une nouvelle administration et à une évolution du paysage politique aux Etats-Unis, pourrait bien faire de l'informatique « verte » un critère de sélection pour les clients face aux prestataires d'externalisation.
La prolifération de technologies informatiques « vertes » innovantes provenant de petites startups sera également profitable aux prestataires de services d'externalisation comme à leurs clients en 2009. Les innovations « vertes « sont légion, en particulier dans de petites entreprises spécialisées. Les meilleurs prestataires de services d'intégration et d'externalisation seront ceux qui sauront mettre à profit ces efforts dans les technologies de centres de données. Cela aboutira certainement à des solutions d'externalisation « vertes » de bout en bout, plus économiques pour les entreprises.
Les 10 derniers articles mis en ligne
- Stress au travail
- L'iPhone OS 4 maîtrisé - Pour l'utilisateur avancé
- Les fondamentaux du marketing
- SQL pour Oracle
- Une autre proposition de législation sur la neutralité du net en préparation ?
- Des guides de recherche d'information sur Internet
- RAD et agilité
- Le Fix it Center de Microsoft, une application gratuite à exploiter
- Facebook parviendra-t-il à relier monde réel et monde social ?
- Alcatel-Lucent rachète OpenPlug






















Imprimer l'article
Transférer par mail
Réagir à cet article














le 01/09/2010 à 01:40