2010… l’odyssée de l’informatique ?
Par Sabine Bohnké, fondatrice du cabinet Sapientis

La Haute Autorité de l'Algorithme par Jean-Marie Chauvet

Principe de Pareto et théorie de la simplexité
appliqués à la gouvernance informatique
Par Sabine Bohnké, fondatrice du cabinet Sapientis

Là où il y a du gène, y a-t-il du business ?
Par Jean-Marie Chauvet

Go, Go, Google, Go ! Par Jean-Marie Chauvet

Toute les tribunes

Reportage : GfK Retail and Technology Conférence 2010

Virtualization Forum 2010
La bataille des coalitions du Cloud computing

par Olivier M
le 05/02/2010 à 10:09

France Télécom débranche X25

par Combe JP
le 02/02/2010 à 08:50

Orange Business Services annonce l’arrêt de l’offre X25

par Marchand
le 01/02/2010 à 05:43

Transcoder son application Cobol vers Java en environnement zOS

par Didier DURAND
le 29/01/2010 à 02:05

Apple et la révolution tactile avec l’iPad
Par Xavier Paulik, fondateur et CEO de Tiki’labs

par Mohamed Hamdouni
le 29/01/2010 à 12:23

Rechercher
Services
Logo_abonn Nerim Flash-securite Job Derniers Proposer un communiqué de presse
Fils RSS : Top 10 quotidien

Baisse de régime et suppression de 6 400 emplois chez HP

vendredi 22 mai 2009

20090521_02Par Guy Hervier. Avec des résultats en trompe d'œil lorsqu'on les compare d'une année sur l'autre, HP annonce un deuxième trimestre passable avec une perte de chiffre d'affaires de 3,2% et de bénéfice net de 17% par rapport au même trimestre de l'exercice 2008. La différence est que ce dernier n'incluait pas l'activité d'EDS. Avec la réactivité qu'on lui connaît, Mark Hurd a annoncé la suppression de 6 400 emplois qui s'ajoutent 24 000 liés au rachat d'EDS. Parmi les autres mesures de réduction de coûts, HP devrait procéder à la fermeture de sites EDS permettant d'économiser 500 M$ en plus de 2,5 milliards initialement prévus quelques moins après le rachat de la société texane.

 

Une comparaison par activité du deuxième 2009 au deuxième 2008 montre l'étendue de la baisse d'activité, la première depuis 2005 que Mark Hurd est à la tête de la firme de Palo Alto : - 19 % pour la division PC (PSG), - 23 % pour la division impression (PSG) et -28% pour la division stockage et serveurs. Les 6 400 suppressions de postes interviendront principalement dans ces trois divisions et permettront de contrôler les coûts comme l'on dit pudiquement.

 

 

Cette politique d'ajustement des coûts au plus près des évolutions de l'activité est saluée par la communauté des investisseurs et des analystes financiers comme une qualité essentielle du CEO de l'entreprise. Mais autant dans une période faste, l'on peut penser que les salariés qui en font les frais auront quelques facilités à retrouver ailleurs - surtout lorsqu'il s'agit d'emplois qualifiés -, autant dans la conjoncture actuelle, on peut avoir des doutes sur leur possibilité à se retourner assez vite. Le discours est connu et répété à l'envi : sauver les emplois qui restent, préparer l'avenir, préserver la pérennité de l'entreprise, dans certains cas qui n'est pas celui d'HP, se prémunir d'une offre d'achat inamicale... Sachant que d'autres forces sont aussi à prendre en compte tout particulièrement dans nos secteurs comme la délocalisation de compétences offshore, dans les pays émergents, tout particulièrement ceux de la zone BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine). Sur ce point d'ailleurs, le chiffre d'affaires sur cette zone est en baisse de 12% au deuxième trimestre 2009.

 

 

HP entre rationalité et créativité

 

Cette bonne gestion de Mark Hurd a aussi ses revers. Témoin le titre de cet article publié le 25 avril dernier par le New York Times au titre évocateur : Does H.P. Need a Dose of Anarchy ?. HP est certes devenu la première entreprise IT du monde dépassant IBM qui a pris une autre voie basée sur deux axes : évolution vers des secteurs à haute valeur ajoutée et à forte rentabilité.  Selon l'article, le cerveau du patron est organisé par un esprit organisé en quatre quadrants : opérations, produits, tendances métier technologiques et concurrence. Son mode de fonctionnement s'appuyant principalement sur des métriques dans tous les sens. Manquerait-il un versant Steve Jobs dans sa personnalité ? Une passion pour les produits qui permet de concevoir des iMac, iPod, iPhone... ? D'ailleurs, dans un souci de rationalisation, Mark Hurd a réduit le nombre de projets de recherche de sa structure de R&D, les HP Labs, de 150 à 30 en ne gardant que les plus prometteurs.

 

 

Aujourd'hui, HP n'est plus une entreprise qui fait rêver comme dans les années héroïques des années 80 et 90 où le souffle de Dave Packard et Bill Hewlett soufflait encore sur l'entreprise, où elle était encore l'un des exemples les plus réussis de startups qui, comme l'image populaire l'impose, a débuté dans un garage (ce qui pour HP correspond à la réalité). Il fut un temps où l'on parlait de HP Way comme une marque de fabrique caractérisant une entreprise ayant un esprit très singulier. Il faut reconnaître que HP avait sans doute besoin d'un peu de calme après le règne tumultueux et agité de Carly Fiorina qui s'est terminé comme l'on sait.

 

Retrouver l'esprit des pionniers

 

Aujourd'hui, les entreprises IT qui font rêver sont toujours présentes en Silicon Valley, mais elles s'appellent Google, Facebook, Twitter... A préciser d'ailleurs que si certaines d'entre elles gagnent beaucoup d'argent, beaucoup d'entre elles doivent encore faire la preuve que leur modèle économique permet de gagner de l'argent. Sachant qu'il y a toujours la possibilité de se faire racheter à prix d'or, comme par exemple YouTube qui avait été absorbé par Google pour 1,65 milliard de dollars (en action il est vrai).

 

Précisément, le dernier classement de l'institut Universum (classement effectué dans une vingtaine de pays) des entreprises préférées des jeunes diplômés, souligne la modeste place d'HP. En France, elle ne se situe qu'au 81e rang derrière des sociétés comme Google, IBM, Capgemini, Accenture, Orange. Les trois premiers de ce classement sont LVMH, L'Oréal et Air France. Aux Etats-Unis, le classement est réalisé selon quatre catégories de diplômes : business, engineering, informatique et lettres. HP n'est pas présent dans les 15 premiers d'aucune de ces quatre catégories.

 

20090521

 

Pour en revenir aux résultats de ce deuxième trimestre, les clignotants sont au rouge sur tous les segments de marché avec des baisses significatives. Même l'activité très juteuse des fournitures d'imprimantes a perdu 14%. Dit d'une manière, HP fait moins bien avec EDS que sans EDS un an plus tôt : 27,3 milliards de dollars contre 28,262 milliards. La seule division qui fait mieux est la division Services qui, dopée avec EDS, double son chiffre d'affaires.

 

Mais sur le moyen terme, HP a réussi à se transformer en numéro Un des PC prenant le large par rapport à Dell. En 4 ans, l'activité PC d'HP est passée de 15,6 milliards de dollars à 42,3 milliards sur l'exercice 2008 alors que son grand rival Dell a vu son chiffre d'affaires PC rester quasiment étal : 35,8 contre 35,2 milliards. HP a largement amélioré ses opérations («When I was at Teradata, I got called a growth guy. And then when I became C.E.O. of the whole company, I got called a cost-cutter, déclare Mark Hurd dans l'article du New York Times. Then, I came to H.P. and became an operations guy»), notamment sa supply chain au travers d'un programme baptisé Revenue Coverage Optimisation. Autre force liée à sa très large couverture produits, HP est devenu le plus gros acheteur de composants bénéficiant ainsi de meilleurs prix que ses concurrents. Entre autres, HP achètent un cinquième des processeurs d'Intel pour PC et serveurs. Elément confirmé par Yves de Talhouët  dans une interview de Septembre 2007 (1) : « Etre présent sur le marché des PC et des serveurs nous permet d'être le premier client d'Intel et donc de bénéficier de conditions commerciales particulièrement avantageuses. De notre point de vue, IBM a fait une erreur en cédant son activité PC. A terme, cela va rendre son activité serveurs non compétitive ».

 

20090521_01

Dans ce contexte baissier du chiffre d'affaires (EDS dégageait proportionnellement moins de bénéfices qu'HP), HP dégage un bénéfice de 1,7 milliard de dollar en baisse par rapport au 2,05 milliards un an plus tôt. Et elle réussi à dégager un cash flow record de 5 milliards de dollars. Sur l'ensemble de l'année, HP a révisé à la baisse ses prévisions réduisant sa fourchette sur l'année : initialement prévue entre -2 et -5%, la réduction du chiffre d'affaires serait plus vraisemblablement comprise entre 4 et 5%.  

 

 

Yves de Talhouët, pdg de HP France : La France a plus que jamais une carte à jouer

 

 

Imprimer l'article
ITRtv

Interview : Charles du Boullay, CDC Arkhinéo
envoyé par ITRnews. - Vidéos des dernières découvertes technologiques.

Les commentaires

Avec ses 45M$ environ de salaire + bonus pour l'année dernière, Mark Hurd aurait pu sauver le job de plus de 1000 personnes ... Il est temps que les clients privilégient les sociétés "socialement responsables" en arrêtant d'acheter les produits des sociétés qui se comportent de la sorte. C'est la seule chose qui fera que ces CEO arrêtent la logique: je vire les gens, je réduis les coûts, j'augmente le cours de l'action, mes actionaires sont contents et je m'en mets plein les poches, au détriment des centaines de personnes que j'ai mises sur la carreau ... Mark Hurd est un spécialiste de ce jeu la ,il l'a fait avant HP chez NCR. Le comportement égoïste de ce genre de personne impacte des milliers de gens ...

Par meetxav le 22/05/2009 à 03:17

Les 10 derniers articles mis en ligne

On en a parlé
API FIA GN HP IDE IE INES INFOR LG MedPi NAV PC RIM SAN SUN TEL TEN To accueil acer acti apple application ares asi bande bull but ca canon ces cha ciel cis dell ds dvd ea fnac free google gps ibm ign inde informatique intel internet isa jeux logiciel mai marché media microsoft mobile mobilite ncr nec nokia oce oracle orange pac pes photo plat port prix ratio reseau rsa sage samsung sauvegarde son sony stockage technologie telephone tendance tic toshiba télé vea video vista web xbox xp