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Un partenariat AFDEL- FSI
Le logiciel à la rencontre du financement

lundi 29 juin 2009

20090629_04L'Afdel, qui regroupe quelque 160 éditeurs de logiciels parmi ses membres, s'est rapproché du Fonds Stratégique d'investissement (FSI) pour orienter ses choix en matière d'investissement.  Les deux parties ont signé un partenariat « d'expertise et de conseil » pour aider le FSI à choisir les projets de développements des entreprises du secteur du logiciel lui paraissant les plus porteurs.

 

 

Créé en novembre 2008 avec le statut de société anonyme détenue par la Caisse des Dépôts et l'Etat Français, le FSI intervient en fonds propres dans des entreprises françaises porteuses de projets jugés prometteurs. Ses actions se manifestent par des participations minoritaires. Le FSI dispose d'un Fonds Stratégique d'Investissement de20 Md€ d'actifs dont 6 Md€ de liquidités immédiatement mobilisables. Parmi ses premiers investissements, on peut citer Valeo (20 M€), Daher (70 M€) et Trèves (55 M€). 

 

Les éditeurs du logiciel dont un des problèmes est un manque de fonds propres permettant de financement de leur développement se rapprochent donc assez naturellement du FSI. C'est l'Afdel qui a pris l'initiative de signer un partenariat avec le FSI afin de l'aider dans ses choix de financement. Le FSI a choisi de s'appuyer sur l'Afdel pour :

 

1. Elaborer conjointement un diagnostic des enjeux du secteur
2. Renforcer la communication et servir de relais des orientations prises par le FSI vis-à-vis de la filière logicielle
3. Mobiliser son expertise sur les sujets pour lesquels le FSI nécessiterait un avis
4. Faciliter la mise en relation des entreprises intéressées avec le FSI

 

Un secteur qui tire l'économie

 

Ce partenariat a été l'occasion de présenter une photographie actualisée de l'industrie du logiciel en France. Le  ratio moyen  Valeur ajoutée par salarié est de 86,8 k€/an dans l'édition  logicielle contre 54,8 k€ dans l'ensemble des services et 63,3 k€ en moyenne dans l'industrie française. Le ratio médian est de 57,5 k€ pour l'édition de logiciel,  contre respectivement 38 k€ dans les services et 51 k€ dans l'industrie.  .

 

Avec une croissance située entre 6 et 8% par an ces dernières années, 14% pour les 100 premières entreprises, selon PAC (Pierre Audoin Consultants), l'industrie du logiciel croît en moyenne trois plus vite que le PIB.

 

L'IT contribue à 50% de la croissance  du PIB, à travers les gains de productivité qu'elle génère dans tous les secteurs. L'IT représente aujourd'hui 15% de la valeur ajoutée d'une voiture et 30% de la valeur ajoutée d'un avion selon PAC. Des rapports qui peuvent s'accroître sensiblement encore avec les terminaux mobiles et les systèmes embarqués.

 

Les « effets de réseau » propres à l'économie numérique (adoption croissante des utilisateurs, faible coût marginal de production) font qu'au-delà de l'équilibre, le modèle économique de l'éditeur de logiciel génère une croissance et des marges substantielles. Il est  largement  reconnu que  ces  caractéristiques  créent une  tendance structurelle à  la concentration de  l'offre à petit nombre d'acteurs  et à l'adoption de standards de  facto par  le marché.

 

Cette dynamique particulière soutient la course à la taille critique et la consolidation qui caractérise le secteur depuis 5 ans. Les fleurons français du logiciel ont ainsi fait l'objet de rachats successifs en 2008 : Business Objects (n°2) par l'allemand SAP, GL Trade (n°3) par l'américain Sungard, Ilog (n°10) par l'américain IBM ... Cette consolidation est également une réalité pour les PME françaises du logiciel qui multiplient ces dernières années les alliances et les fusions.

 

- L'Afdel et le FSI organiseront dans les prochaines semaines une demi-journée permettant au FSI, aux adhérents de L'Afdel, à l'ensemble des entreprises du secteur et aux fonds spécialisés de se rencontrer, d'expliquer chacun leurs objectifs et leurs contraintes et de faire émerger les projets de collaboration ;

- L'Afdel orientera vers le FSI notamment les projets d'entreprises qui paraîtront être porteurs ;

- Le FSI s'appuiera sur un comité d'experts mis en place par L'Afdel pour l'aider à apprécier, si nécessaire, la pertinence technologique de tel projet de développement ;

- Une réunion se tiendra, à un rythme bi-annuel, associant l'ensemble des partenaires intéressés, pour faire un point sur la situation du secteur notamment en ce qui concerne les innovations technologiques et les conditions de financement des projets de développement ;

- Les entreprises du secteur qui présentent des projets de développement avancés et des technologies innovantes doivent pouvoir trouver les financements adaptés à la qualité de leur projet. Le FSI, aux côtés des autres apporteurs de solution de financement, s'engage à porter une grande attention aux projets que les entreprises du secteur pourraient lui transmettre, notamment par l'intermédiaire de L'Afdel.

 

Des atouts, mais aussi des faiblesses

Ce secteur dispose en France de nombreux atouts, à commencer par la qualité reconnue de ses ingénieurs et de la recherche publique qui sont convoités pas les grands centres de développement internationaux comme la Silicon Valley. Mais ces savoir-faire ne rencontrent pas toujours le succès économique escompté. Le marché français du logiciel, est aujourd'hui atomisé avec un manque d'acteurs de dimension internationale (à l'exception de Dassault Systèmes) et de nombreuses PME et TPE.

 

Ceci s'explique notamment par :

 

- Taille du marché natif : En cause notamment, la taille du marché natif français, et en l'absence de marché unique européen, comparé par exemple à celui du marché américain, qui joue un rôle crucial dans le développement rapide de l'éditeur de logiciel.

 

- Faiblesse des fonds propres : Le besoin en fonds propres est crucial pour  l'activité d'éditeur de logiciel qui investit fortement en recherche et développement et dont la mise sur le marché d'un nouveau produit prend en moyenne trois ans. Dans un secteur en forte consolidation, les fonds propres jouent un rôle primordial dans la capacité des acteurs à nouer des alliances ou à engager des croissances externes.

 

- Accès au marché : En cause également, une difficulté fréquente d'accès au marché, en particulier pour les PME vis-à-vis des marchés publics ou des grands comptes, au point qu'il est parfois plus facile pour un petit éditeur français d'aborder le marché américain que le marché français.

 

- Une faible adoption de l'IT et du logiciel en particulier par les entreprises :  En cause aussi une faible valorisation de la place de l'IT en entreprise et donc une faible adoption des technologies par les entreprises. Un recours, historiquement élevé en France, au développement spécifique par les sociétés de service de solutions sur mesure, explique également un moindre développement de l'industrie du logiciel qui commercialise à l'inverse des produits standardisés.

 

 

Principaux chiffres du marché

- 2500 éditeurs de logiciels en France
- 70 000 employés en France ; 7000 à l'international
- Chiffre d'affaires du secteur en 2008 : 9,3 Mds€, générant un revenu global de plus de 17 Mds€
- Croissance du secteur :

o 2007/2008 : 5,1%

o 2008/2009 : -1,1%

- Part de marché en Europe : 3%
- R&D : 20-30% du CA en moyenne
Source : Pierre Audoin Consultants

 

 

 

 

 

Quels objectifs pour un partenariat FSI-Afdel ?

 

En signant un partenatiriat, l'Afdel et la FSI se donnent les  objectifs suivants :

 

Plus de compétitivité pour l'économie française : le dynamisme de secteur du logiciel, sa rentabilité élevée et l'effet levier sur la croissance en font l'un des secteurs clés d'une meilleure compétitivité de l'économie française ;

 

Soutenir l'indépendance technologique de la France : les logiciels ont acquis un poids considérable dans les systèmes d'information. Ils invitent à une réflexion globale sur le devenir de l'avancée technologique française dans ce domaine. Dans des filières très liées à la sécurité numérique (communications, cryptologie, traitement de l'information, logiciel embarqué dans les systèmes de défense), cette problématique est encore plus cruciale. Il est donc stratégique pour la France de contribuer, via des entreprises qui ont des projets rentables de développement et d'innovation, à l'émergence de leaders nationaux dans leur domaine. 

 

Garantir une capacité d'innovation future : il importe de maintenir des compétences élevées sur le territoire. Or l'industrie du logiciel mobilise des ressources humaines de grande valeur et les entreprises françaises du secteur emploient une très grande partie de leur personnel localement. Mais encore faut-il que cette industrie soit suffisamment dynamique, attractive pour attirer ou retenir ces compétences. Comme pour d'autres secteurs d'activités, l'action du FSI peut permettre aux entreprises ciblées de maintenir voire d'accentuer leur effort de R&D sur le territoire.

 

Aider à l'émergence de leaders : dans un secteur en innovations perpétuelles, souvent radicales, les exemples de réussite mondiale dans le domaine du logiciel sont là pour démontrer qu'y compris en France (cf. Dassault Systèmes, Business Objects), on peut bâtir en quelques années des champions internationaux... Mais l'accompagnement financier joue naturellement un rôle essentiel dans ce développement.

 

Soutenir les PME innovantes dans leur développement et leur accès au marché : Un des objectifs du FSI est de favoriser le développement des PME de croissance, notamment au travers du programme France Investissement, et d'accompagner des entreprises de taille moyenne qui disposent d'un potentiel de création de valeur notamment parce qu'elles maîtrisent des technologies innovantes ou peuvent bâtir des positions de leader. Or l'industrie du logiciel est composée à 90 % de PME innovantes pour lesquels une prise de participation à leur capital d'un investisseur de référence peut avoir le double avantage :

 

- d'avoir un effet immédiat sur leur capacité à mettre en œuvre un projet de développement ;

- de crédibiliser leur pérennité face aux grands donneurs d'ordre publics et privés qui privilégient d'ordinaire les grands acteurs du marché.

 

20090629_05

SQ 250-300

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