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Oracle supprime 1600 emplois

vendredi 3 juillet 2009

20090703_15Dans une série qui n'en finit pas de s'allonger, c'est au tour d'Oracle de supprimer 1600 postes au niveau mondial, dont 850 à 1000 en Europe et 250 en France. Cette information a été publiée dans un communiqué intersyndical d'Oracle France. On ne peut pas ne pas la rapprocher des résultats financiers de l'éditeur Californien qui a bouclé son exercice 2009 le 31 mai dernier sur un bénéfice net de 5,6 milliards en légère croissance par rapport à l'exercice dernier.

 

Une information peut en cacher une autre. Oracle vient en effet d'annoncer la version 11g de son offre Fusion middleware, un élément stratégique de l'offre aux côtés de ses gammes de bases de données et de ses applications d'entreprise. Les Comités d'Entreprise Européen et d'Entreprise France ont été convoqués les 29 et 30 juin 2009 pour être informés de la décision qu'avaient pris les dirigeants de l'éditeur : de 850 à 1 000 postes supprimés en Europe (sur un total de 17 000 personnes) et 250 personnes sur 1600 salariés. La filiale française semble donc payer un assez lourd tribut puisque les suppressions représentent près de 16 % des emplois sur l'Hexagone contre « seulement » 6 % en Europe.

 

Selon le communiqué de l'intersyndicale, les motifs évoqués concernent la « prévision d'une croissance significativement inférieure à ce qui était attendu » et « la volonté de préserver la marge opérationnelle pour pouvoir maintenir la stratégie à long terme Oracle : recherche, innovation, politique de croissance interne et externe par acquisitions ».

 

Il s'agissait là d'une première réunion d'information. Selon les responsables syndicats, « cette réduction importante d'effectifs n'est pas justifiée au regard de la santé financière d'Oracle et des efforts concédés par les salariés depuis de nombreuses années au sein d'Oracle France ».

 

Légère récession au 4e trimestre

 

Il convient donc d'examiner les résultats financiers de l'exercice 2009 clos le 31 mai dernier. Sur l'ensemble de l'exercice, Oracle a réalisé un chiffre d'affaires de 23,3 milliards en augmentation de 4% et un bénéfice net de 5,6 milliards de dollars (1%). Certes, ce ne sont pas les résultats réalisés les années précédentes, mais il ne semble pas qu'il y ait encore péril en la demeure et nombre d'entreprises aimeraient publier une marge nette de 24%.

 

Il est vrai qu'en tendance les résultats du 4e trimestre marquent une certaine dégradation. Avec un chiffre d'affaires de 6,86 milliards de dollars en diminution de 5% par rapport à la même période de l'exercice précédente et un bénéfice de 1,89 milliard (- 7%).

 

Ce sont les ventes de nouvelles licences qui ont été le plus touchées. Au seul quatrième trimestre, Oracle fait état d'une baisse de 13% de l'activité. De même les services qui ne représentent bon an mal an que 20% accuse aussi une baisse de 16%. Ces réductions d'activité sont partiellement compensées les ventes de mises à jour et de nouvelles versions.

 

20090703_14On remarque également le lent développement du On Demand sur lequel Oracle n'a jamais joué un rôle de pionnier et ne semble pas pressé d'aller vers cette nouvelle manière de « consommer » le logiciel.

 

Dans un environnement économique maussade où toutes les valeurs ont été rudement touchées, Oracle s'en sort plutôt bien. Après avoir accusé une importante baisse en dessous des 15 dollars, l'action se situe aux environs des 22 dollars pas loin de son niveau qu'il y a un an.

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