Solucom se hisse dans le Top5 du Conseil en SI
20, 100, 1000 : Solucom a été créé il y a 20 ans, il a réalisé un chiffre d'affaires de 100 M€ et emploie près de 1000 salariés. L'objectif pour Pascal Imbert, président du directoire, est de conforter la place du groupe dans le Top5 du conseil en SI et de renforcer la notoriété autour de la seule marque Solucom.
Selon les chiffres publiés il y a quelques semaines par le cabinet Pierre Audoin Consultants (PAC), Solucom se situe à la 5e position du conseil SI derrière IBM, Capgemini, Logica et Accenture et se trouve être le deuxième cabinet français derrière Capgemini. Selon Pascal Imbert, « Cette dimension nationale nous permet d'apporter une vision un peu différente de celle des cabinets anglo-saxons qui appliquent un modèle plus global et sont peut-être moins impliqués dans la notion d'accompagnement et de prise en compte du réel. Comme nous ne sommes pas un acteur surpuissant, poursuit Pascal Imbert, nous allons donc être plus dans la logique de l'intérêt du client sans arrière-pensée ».
Dans le Top10, Solucom possède aussi la particularité d'être la seule société à être à 100% spécialisée dans le conseil. Cette caractéristique est présentée comme la garantie d'une totale indépendance vis-à-vis de l'ensemble de la chaîne des fournisseurs : vendeurs de matériels, éditeurs de logiciels et sociétés de services.
Croissance externe et interne
Solucom a acquis cette position au terme d'une croissance rapide au cours de ces quatre dernières années, basée sur une croissance organique mais aussi externe avec le rachat de sociétés comme Idesys, Arcome, Dreamsoft, New'Arch, KLC, Vistali et Cosmosbay~Vectis... Aujourd'hui, Solucom est organisée en six practices pour lesquelles transformation est le mot clé. Transformation signifiant rénovation du système d'information pour mieux répondre aux besoins des métiers et modifier la manière de travailler.
« Le SI est désormais un support au développement de l'entreprise dont le rôle est renforcé dans la période de crise que nous connaissons actuellement, considère Pascal Imbert. Il faut lutter contre la fâcheuse tendance selon laquelle les opérations récurrentes prennent la pas sur les études, seule source de changement. Cela parce que, de plus en plus, les entreprises ne peuvent pas prendre le risque que leur système d'information s'interrompe. D'où l'importance renouvelée de la production et de l'exploitation. Le SI est désormais le contributeur des métiers et a une véritable obligation de résultats.

« Nous couvrons à peu près toute la chaîne de compétences du conseil SI, poursuit Pascal Imbert, ce qui ne nous empêche pas de vouloir nous renforcer comme par exemple dans le conseil en management avec l'acquisition de connaissances approfondies dans certains domaines applicatifs ainsi que sur certains secteurs économiques. Nous remontons du conseil en SI vers le conseil en management, un mouvement de nombre de concurrents ».
Solucom s'est principalement centré sur les grands projets qui se caractérisent par une dimension de plusieurs millions d'euros de chiffre d'affaires et qui font intervenir la totalité des compétences, à la fois au niveau technique et des métiers.
Offshore et productivité
Comme toutes les entreprises, Solucom est touchée par la crise et subit les restrictions budgétaires imposées par certains clients. Air France-KLM par exemple a arrêté ou retardé tous les projets qui pouvaient l'être. Mais les impératifs économiques amènent certains clients, dans le domaine de la finance par exemple, à débloquer de grands projets. Celui du moment pour le cabinet de conseil est la conduite de convergence des SI dans le cadre du rapprochement GDF-Suez qui représente environ 3 ans de travail avec une équipe actuellement de 50 consultants.
« Tous nos grands clients explorent deux directions : développer la sous-traitance en offshore et gagner en productivité, explique Catherine Le Louarn, directeur associé de Solucom. Mais depuis la crise, l'offshore a été mis au second plan, pour des raisons de politique interne. Sachant que l'offshore est désormais mûr dans certaines domaines. Dans la production - centres d'appel, pilotage à distance d'infrastructures et de réseau, hébergement - ou encore dans la maintenance applicative ».
Le chiffre d'affaires signé en concurrence dans le cadre de consultations représente entre 30 et 40%, le reste provenant d'affaires conclues de gré à gré. Quels sont les grands sujets actuellement sur lesquels les clients consultent les cabinets comme Solucom ? Optimisation et réduction des coûts dans le cadre de modèle de delivery, rationalisation des infrastructures - télécoms, LAN, stockage et serveurs - avec retours sur investissement entre 12 et 18 mois, le benchmarking c'est-à-dire la comparaison par rapport aux autres avec l'aide de référentiels comme Itil ou Cobit ou encore avec l'utilisation d'une CMDB (Configuration Management Database). Il y a également des sujets un peu spécialisés comme les technologies autour du data center tel que la virtualisation, le PCA (Plan de continuité d'activité) avec des événements d'actualité qui pourraient un peu surprendre comme la possibilité de pandémie liée au virus H1N1 qui pourrait se traduire par un cataclysme économique.
Il y aussi les entreprises qui consultent parce que le périmètre de leur activité évolue : GDF-Suez, BNP Paribas-Fortis, le rapprochement des activités de marché entre Société Générale et le Crédit Agricole... Ces mouvements sont encore plus forts en période de crise. Tout ceci devrait entraîner une demande assez forte en conseil au cours du deuxième semestre.
Aujourd'hui, Solucom est principalement centré sur l'Hexagone où il réalise 95% de son chiffre d'affaires. « Mais à moyen terme, nous comptons nous développer en Europe, conclut Pascal Imbert. Avec comme cible l'Espagne, le Benelux, l'Allemagne, où Solucom a déjà travaillé pour Siemens, et peut-être le Royaume-Uni ».
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le 06/02/2012 à 08:48