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Les appliances SOA : vers une gouvernance des réseaux de services
Par Marc Boullier, Directeur marketing et Benoît Paroissin, Directeur Technique, Solucom

mardi 29 septembre 2009

20090929_03Le terme appliance est utilisé pour désigner toute sorte de machine dont la principale caractéristique est de pouvoir être (théoriquement) simplement branchée pour fonctionner immédiatement et de manière parfaitement opérationnelle (1). Ces machines sont appelées appliances en raison de leur similarité avec les boîtiers domestiques (à l'instar des box vendues par les opérateurs télécoms aux particuliers) qui sont généralement scellés et fermés et dont la configuration hardware ne peut être modifiée par l'utilisateur (2).

 

Une appliance est généralement dédiée à une tâche précise et réalise un nombre de fonctions spécifiques pour lesquelles elle a été construite. La configuration de ces fonctions se fait au travers d'une interface dédiée en masquant la complexité sous-jacente. Dans le monde des architectures de système d'information et en particulier des SOA, apparaissent depuis quelques années des propositions d'appliances couvrant des fonctionnalités nécessaires ou utiles dans la construction d'architectures SOA d'entreprise.

 

Quels sont les acteurs ?

 

Face à la dynamique du marché des SOA, de nombreux acteurs ont souhaité proposer au marché un packaging de fonctionnalités sous forme d'appliance. Ce marché, encore jeune, voit donc apparaître un grand nombre de propositions souvent différentes. En effet des acteurs aussi différents queAlcatel, Dell, IBM, SOA Software, Cisco, Layer 7, Vordel, désignent certains de leurs boîtiers par le terme appliances SOA. En fonction de l'acteur, on pourra en attendre, un packaging de fonctionnalités relativement différent, en raison de la spécialité historique de l'acteur, de sa maturité sur les architectures SOA et de la crédibilité que le marché pourrait lui accorder.

 

Ce qu'on peut en attendre aujourd'hui

 

Les fonctionnalités suivantes sont souvent proposées :

- Accélération des traitements XML (accélération du parsing XML, accélération de la validation DTD / XSD, accélération des transformations XSLT, gestion des versions des messages)

- Gestion de la sécurité (prévention des attaques XML et des intrusions, filtrage de contenu XML, gestion du trafic, contrôle d'accès aux services)

- Fonctionnalités dites de gouvernance (applications des policies et des standards WS*, monitoring)

- Fonctionnalités de médiations (exposition de transactions mainframe sous forme de web services, routage, protocol bridging)

 

Les fonctionnalités d'orchestration applicative, de gestion de processus longs, de connectivité à des progiciels, de pilotage métier, ne sont pas proposées dans ces offres. Les fonctionnalités nécessaires à la construction d'une architecture SOA ne sont donc pas toutes couvertes par les offres d'appliance SOA.

 

Mettre les fonctionnalités dans l'infrastructure

 

Il nous semble qu'une fonctionnalité peut devenir légitime à être hébergée dans une infrastructure, lorsqu'elle répond à plusieurs contraintes :

 

- elle s'appuie sur des standards, son périmètre fonctionnel est stable et clair pour tous les acteurs,

- le marché est suffisamment mature pour que des langages ou des moyens simples de paramétrages puissent être proposés,

- elle est considérée comme une fonctionnalité nécessaire qu'on pourrait optimiser.

 

Aujourd'hui, XML est largement admis comme étant le format standard de référence pour les échanges entre systèmes. Les patterns de communication orientés messages sont en nombre limités, bien définis et le standards JMS s'impose. Certains standards des web services adressent des problèmes gérés traditionnellement par les équipes de production (sécurité, habilitation, cryptage, adressage) et convergent peu à peu.

 

Par ailleurs, la vision cible des architectures d‘entreprise telle que nous la concevons chez Solucom consiste à ce que les différents métiers puissent penser leurs interactions sous formes de services ou d'évènements.

 

Dans ce cadre, les communications nécessaires à ces collaborations doivent s'effectuer au sein d'un « réseau de confiance », un bus de service. Il permet de garantir la qualité des échanges d'un point de vue des formats, des codifications, de la validité des acteurs, ...

 

La conception des interactions entre métiers restera le domaine des directions des études et d'une interaction entre les responsables des SI et les maîtrises d'ouvrage. Elle verra se développer les solutions logicielles voire progicielles basées sur des moteurs orientés processus ou données.

 

La mise en place des moyens de communications entre systèmes sera progressivement implémentée sur des appliances, remplaçant peu à peu les bus ESB logiciels. Cette dualité entre infrastructure SOA (le bus de confiance dans lequel « baigneront » les services et les événements) et les projets métiers, s'imagine assez facilement en faisant l'analogie avec ce qui se produit aujourd'hui entre d'une part, les projets informatiques réalisés par la direction des études et d'autre part, l'infrastructure de sécurité et de réseau et gérée par les équipes de production et d'exploitation.

 

On peut imaginer que l'infrastructure puisse s'approprier des fonctionnalités de traduction de protocole, de routage, de garantie de livraison de message, d'authentification, de sécurité, de validation de la conformité des messages, d'optimisation de communication.

 

Le concept de réseau de service deviendrait alors une réalité et son management serait assuré de manière centralisée par les équipes d'exploitation et de production. Ces derniers deviennent, dans cette perspective, responsable des policies applicables aux services en fonction de leur contexte de déploiement (exemple : tel service, assuré par une entité en interne peut aussi être assuré par une entité externe mais avec un niveau de sécurité renforcé, une garantie de livraison renforcée par une exigence de traçabilité).

 

 

20090929_02

 

 

1 - source : www.linux-france.org/prj/jargonf/A/appliance.html
2 - source : http://www.wikipedia.fr/

 

Solucom en bref
Solucom est un cabinet de conseil en management et système d'information qui emploie 1000 salariés. Les clients de Solucom sont dans le top 200 des grandes entreprises et administrations. Solucom est coté sur NYSE Euronext et a obtenu la qualification entreprise innovante décernée par OSEO Innovation.

Sa mission ? Porter l'innovation au cœur des métiers, cibler et piloter les transformations créatrices de valeur, faire du système d'information un véritable actif au service de la stratégie de l'entreprise.
http://www.solucom.fr/



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