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Open World Forum
L’Open Source tient salon à Paris

jeudi 1 octobre 2009

20091001_13La France, la Région Ile de France et Paris sont en pointe en matière de logiciels libres. Tel est le message qu'a souhaité faire passer Jean-Louis Missika, adjoint au maire de Paris chargé de l'innovation, de la recherche et des universités en ouverture de l'Open World Forum. Après Paris Capitale du Libre, l'Open Source a donc trouvé un nouveau lieu pour s'exprimer et se faire entendre. Mais, malgré la présence des délégations japonaises et brésiliennes, l'appellation Forum mondial du logiciel libre apparaît plutôt surdimensionnée par rapport à la réalité de l'événement. Quant à parler du Davos du logiciel Open Source, on ne peut que rester très circonspect.

 

Le numérique absent du plan de relance

 

20091001_10Quel rôle le numérique peut jouer pour favoriser la reprise, plus spécifiquement le logiciel et même le logiciel libre ? Ces questions de très haut niveau ont donné l'occasion à l'adjoint au maire de Paris de faire une critique en règle du plan gouvernemental dont le « petit volet numérique » du plan de relance est jugé bien « insuffisant », même si certaines mesures ont été prises dans un deuxième temps pour renforcer les investissements publics dans le numérique et plus généralement dans l'économie de la connaissance, ne serait-ce que pour se rapprocher des objectifs qui avaient été fixé par l'agenda de Lisbonne et dont « nous sommes très éloignés ». « Il y a une réelle incompréhension des problématiques du numérique au sein du gouvernement, fustigeait Jean-Louis Missika. Seule Nathalie Kosciusko-Morizet est épargnée dans cette distribution de mauvais points.

 

Remplaçant Jean-Paul Huchon, indisponible pour cause de visite de Lycée, Jean-Baptiste Roger, conseiller pour la région Ile de France en charge des NTIC rappelait lui-aussi l'importance des pouvoirs publics à la fois dans l'élaboration des politiques de soutien au logiciel libre et entant qu'acheteur et prometteur de ces technologies. Espaces numériques de travail (ENT), diffusion de plus de 600 000 clés USB hébergeant des applications open source, adoption  de logiciel libre pour ses propres besoins, autant  d'initiatives qui montrent, selon lui, le dynamisme de la Région dans l'Open Source.

 

Open Source versus logiciels propriétaires

 

Les thèmes récurrents du logiciel libre et leurs déclinaisons ne pouvaient pas ne pas être abordé. C'est sans doute une des faiblesses du logiciel libre sont les protagonistes se doivent de rappeler leur vision du monde, les principes du libre, ses avantages, rappeler l'historique, le situer par rapport au logiciel commercial ou propriétaire, etc. Les tenants de l'autre bord ne se donnent pas tant de peines pour aborder ces considérations générales et parlent plus directement de leur produits et des fonctionnalités qu'ils apportent.

 

20091001_11A commencer par la brillante intervention de Jacques Attali, forcément de haut vol et voyant les choses de très haut. Le Président de PlaNet Finance, la plus importante ONG du monde du micro crédit, a souhaité établir un parallèle entre le logiciel libre et ce qu'il appelle le « social business ». « Une entreprise appartenant à cet univers du social business renverse la proposition des entreprises traditionnelles dont le finalité est de faire du profit en vendant des produits. Dans l'univers du social business, le profit n'est qu'un moyen pour diffuser des produits ». C'est par exemple le cas de PlaNet Finance qui emploie des bénévoles et des salariés qui peut diffuser du micro crédit parce qu'elle est capable de gagner de l'argent. 

Le président de la Commission pour la libération de la croissance française a tenu à rappeler que le numérique et le logiciel libre tenait une place importante dans les 300 propositions énumérées dans le rapport final. A l'image de PlaNet finance, l'Etat à beaucoup à gagner avec la numérisation et de la dématérialisation des échanges, permettant de réduire très significativement le coût des transactions. Cela marche très bien pour payer ses impôts, mais moins dans l'autre sens lorsque c'est l'Etat qui doit assurer des financements ou des subventions.

 

L'ancien conseiller de François Mitterrand, estime que le grand emprunt, ne sera ni grand, ni un emprunt en raison du niveau d'endettement actuel. Une des actions à prendre est de financer des initiatives permettant de réduire les dépenses publiques au titre desquelles la numérisation peut jouer un rôle important. Terminant sur des considérations sémantiques, Jacques Attali se dit très méfiant lorsqu'on emploie le mot libre dont le contraire est « pas libre ; Parler de logiciel libre est une mystification, il faudrait parler de logiciel ouvert ou de logiciel gratuit selon les cas ».  

 

 

 

 

Quelques annonces à l'OpenWorldForum

 

Jaspersoft annonce le déploiement de la Jaspersoft Business Intelligence Suite par BT et Unisys. Les deux sociétés entendent ainsi soutenir leur entrepôt de donner statistiques (SDW) et accroître la qualité du service de messagerie vocale. Le SDW de BT prend en charge plus de 8 millions de clients. Il vise à réduire le délai de recherche et de résolution des problèmes mais également les coûts associés.

 

Avec à son actif de nombreuses actions dans le domaine du logiciel libre, l'INRIA poursuit son effort et annonce l'ouverture d'un Centre d'innovation et de Recherche en informatique sur le logiciel libre (CIRILL), un projet porté par Roberto Di Cosmo, professeur de l'université Paris 7 en délégation à l'INRIA. Comme son nom le suggère, le CIRILL se veut être « un lieu de recherche et d'innovation pour logiciel libre ouvert à tous les acteurs de la chaîne de l'innovation. Le CIRILL entend devenir un « centre de référence sur la recherche et le développement de logiciels libres sûrs et fiables ». En accueillant des projets industriels, le CIRILL sera aussi un observatoire et un centre d'expérimentation sur le transfert en logiciel libre. Les premières collaborations au sein du CIRILL devraient être lancées au premier semestre 2010.

 

L'intégrateur Open Source Alter Way lance une offre de conseil dédiée aux DSI. Cette offre baptisée Alter Vision s'appuie sur un référentiel de stratégies de sélection, d'implémentation, de migration de solutions open source et de pratiques d'accompagnement au changement alliant formation, coaching personnalisé et mise en œuvre de nouvelles pratiques de gouvernances des SI.

 

Le Consortium OW2 et la Open Solutions Alliance (OSA) envisagent de fusionner « afin de constituer une plate-forme mondiale pour supporter la recherche, le développement, la distribution et l'adoption du logiciel open source à tous les niveaux des SI.

OW2 indique héberger plus de 100 projets dont Acceleo, ASM, Bonita, eXo PLatform, JonAS, SpagoBI, XWiki...

L'Open Source Alliance est une organisation à but non lucratif, indépendante, dédiée à la promotion de l'interopérabilité et de l'adoption de solutions ouvertes complètes.

 

A l'occasion de l'Open World Forum, If Research annonce la disponibilité en mode SaaS ou en mode PaaS de son offre GED Open Source basée sur Alfresco.

 

Nuxeo annonce 7 projets dans le domaine des ENT et de la gestion documentaire en environnement éducatif.

- Académie de Rennes : l'environnement numérique de travail (ENT), créé sur la base de Nuxeo, sera déployé dans 500 établissements pour 100 000 utilisateurs.

- Académie de  Montpellier : création du Portail Intranet Académique (PIA) et de la GED de l'académie sur la base des solutions Nuxeo.

- Ministère de l'Education nationale : recommandation de la technologie Nuxeo aux académies de France et réalisation du Portail  Intranet Académique (PIA) qui permettra de gérer la circulation d'informations entre les académies et les établissements qui en dépendent, la gestion de courrier en application du référentiel Marianne et les échanges entre les usagers et les académies.

- ESUP : le consortium ESUP-Portail est porteur du projet national eEspace Numérique de Travaile (ENT) avec un développement communautaire réalisé en open source ; ce projet vise à mettre à disposition de la communauté d'enseignement supérieur une solution d'espace numérique de travail modulaire permettant l'accès à différents services, sources d'informations et ressources numériques. Le consortium - ESUP a choisi Nuxeo pour la mise en place de son portail documentaire.

- Université Paris V Descartes : mise en place de la GED collaborative.

Et aux Etats-Unis :

- Cengage learning : basé à Detroit, Cengage propose des solutions d'e-learning et de formation sur mesure aux universités, enseignants, étudiants, bibliothèques, organisations gouvernementales, entreprises et professionnels dans le monde entier. Cengage a choisi Nuxeo EP pour gérer la création et la publication de tout son contenu (collaboration, versions, workflow, historique, etc.).

- CollectionSpace, projet mené par une équipe de Berkeley dont l'objet est de permettre aux musées et organisation culturelles de décrire, gérer et diffuser leurs collections.

SQ 250-300

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