Convention des utilisateurs SAP
Le TCO au cœur des préoccupations des DSI
A l'occasion de son 20e anniversaire, l'USF (Utilisateurs SAP Francophones) a voulu se projeter dans l'avenir en explorant l'utilisation des technologies du Web 2.0 et des réseaux sociaux tout en abordant les réalités actuelles auxquelles sont confrontés les DSI au premier duquel, en ces périodes d'optimisation budgétaire, on peut citer la maîtrise du coût de possession.
La Convention 2008 des utilisateurs SAP avait mis en lumière le différend entre les utilisateurs et leur fournisseur concernant le service de maintenance de l'Enterprise Support. « Nous avons soulevé un problème et SAP a relevé le défi et la machine est en marche, assure Jean Leroux, président de l'USF. Il n'y a rien à dire aujourd'hui et nous communiquerons avec SAP sur le sujet en novembre prochain.
Rappelons qu'après plusieurs mois de discussion au sein du SUGEN (SAP User Group Executive Network), L'USF avait demandé à SAP France en avril dernier de revoir sa position sur l'augmentation du prix de la maintenance. Elle réclamait en substance, d'appliquer en France, les mêmes règles octroyées à ses clients Allemands et Autrichiens leur permettant de choisir entre le maintien du contrat standard (à un taux de 17%) ou bien l'Enterprise Support (à un taux de 18,36% et selon un délai à définir, de 22%).
L'USF avait missionné le cabinet d'avocat spécialisé Feral-Schul / Sainte-Marie pour proposer à ses adhérents qui le souhaiteraient, une assistance juridique privilégiée destinée à les aider dans leurs négociations contractuelles avec l'éditeur.
Dans son intervention en tant que représentant du fournisseur, Pascal Rialland, directeur général de SAP France, a présenté son entreprise comme un partenaire solide qui faute de croissance en raison de la crise a mis en œuvre une politique de rigueur de gestion. Cela s'est notamment traduit par une réduction des effectifs de 6 % au niveau mondial et un peu moins de 5 % en France.
SAP travaille à la fois au développement de nouvelles fonctionnalités et à l'intégration de produits suite au rachat d'éditeurs. Le dernier en date concerne l'éditeur français Highdeal, spécialisé dans les logiciels de tarification complexes et de valorisation conçus en particulier pour les opérateurs télécom. Alors que le rachat a été réalisé en octobre 2007, l'intégration de BO n'est pas encore achevée tant au niveau des produits que des clubs utilisateurs.
Au niveau des produits, Jean Leroux estime que « la roadmap concernant l'intégration de BO n'est pas claire ». Face à des fausses rumeurs, il n'est pas question de ne retenir que les solutions BO et de « jeter » celles issues de SAP. Alors que les secondes sont plus orientées sur des profils techniques et la gestion des données, les premières permettront d'élargir considérablement le cercle des utilisateurs de BI dans l'entreprise et ainsi de réduire la « fracture décisionnelle » selon l'expression de Pascal Rialland. Au niveau des clubs utilisateurs, des discussions sont en cours mais les deux entités, USF d'un côté et BO de l'autre, gardent leur indépendance même si le rapprochement n'est pour Jean Leroux qu'une question de temps.
Trois manières d'aborder le TCO
La maîtrise des coûts d'exploitation et de possession - le fameux TCO - est plus que jamais à l'ordre du jour. SAP aborde cette question à trois niveaux : un système de supervision central Solution Manager, une nouvelle approche de l'évolution des versions et la solution de maintenance Enterprise Support.
Solution Manager est un « outil plein de bon sens » qui s'appuie sur ITIL et couvre la totalité d'un projet, sur les plans mise en œuvre fonctionnelle et technique, puis tout au long de l'exploitation et de l'optimisation de solutions SAP. Pour IBM, « au lieu de simplifier le paysage, cette plate-forme supplémentaire et vouée à devenir le système de supervision central, ne fait que rajouter une brique à l'édifice » (Harmonisation des systèmes SAP - IBM/BearingPoint). « Cette solution qui va ôter du business à un prestataire de services ne fait que me conforter sur la pertinence de cette solution », répond Pascal Rialland.
Avec les Enhancement Packages que SAP propose tous les 9 à 12 mois, SAP adopte une nouvelle approche de l'évolution logicielle qui « se rapproche plus de l'installation d'un support package que la montée de version ». Avec les Enhancement Packages, les utilisateurs ne doivent plus planifier des mises à jour majeures tous les 5 ans. Ils peuvent choisir les fonctions métiers ou améliorations techniques qu'ils mettront en œuvre. SAP s'appuie sur les Enhancement Packages pour fournir des fonctionnalités spécifiques à certains secteurs d'activité ou métiers, des bundles de services et d'autres fonctions permettant d'améliorer et de simplifier l'utilisation de SAP ERP, par exemple via une interface utilisateur ou des processus de bout en bout enrichis.
Les utilisateurs peuvent activer un Enhancement Package via la plate-forme SAP NetWeaver, qui aide à isoler les objets touchés par la mise à jour et minimise les phases de test.
Enfin, concernant l'Enterprise Support, « nous n'avons pas été très adroits dans la communication » concède Pascal Rialland, « mais nous avons sur le terrain de l'évaluation de la performance ».
Plus que jamais, la croissance externe est à l'ordre du jour. SAP fait état d'un trésor de guerre de 2,5 milliards qu'il ne lui serait pas difficile de doubler avec l'aide des banques. « L'acquisition de BO nous a montré que nous étions capables d'intégrer une entreprise importante, de garder ses hommes et son expertise. Cela nous conforte donc de poursuivre dans cette voie ».
Premiers résultats des programmes de benchmark des SI
L'USF et SAP ont également présenté à l'occasion de la convention annuelle 2009 de l'USF, les premiers résultats de leur enquête sur le service benchmarking. Au-delà de la mise à disposition de 28 enquêtes de benchmarking auxquelles toute entreprise peut participer gratuitement, l'USF a plus particulièrement mis l'accent, depuis juin 2009, sur deux thèmes clés dans le contexte de crise actuelle : les Achats/Approvisionnements, ou « comment accélérer les économies auprès de ses fournisseurs ? », et la Business Intelligence/Données analytiques ou « comment prendre des décisions en toute confiance ? ».
Après cinq mois, SAP France et l'USF indiquent que le service de Benchmarking a bien démarré, que ce soit via le canal de l'USF qui en fait la promotion auprès de ses membres, ou via le canal de la Value Academy où SAP forme ses clients à l'utilisation du benchmarking. Les chiffres sont explicites : depuis mai/juin 2009, plus de 100 propositions de benchmarking ont été faites.
Certaines sociétés souhaitent aussi comparer leurs branches les unes avec les autres pour identifier les meilleures pratiques en leur sein, en plus d'une comparaison avec les sociétés analogues. Selon l'USF, les premières remontées des soumissionnaires sont encourageantes :
- Les enquêtes sont pertinentes et fournissent des pistes d'amélioration concrètes au bon niveau de détail ;
- L'approche est excellente pour justifier une initiative / un projet prêt à être lancé ;
- Le benchmark permet d'initier une discussion entre business et IT, et s'aligner sur les objectifs.
SAP rappelle que la participation au benchmark est ouverte à toutes les entreprises qu'elles aient des solutions SAP installées ou non, soulignant que 40% des entreprises ayant fait un benchmark n'étaient pas clientes SAP.
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le 06/02/2012 à 08:48