Tribunes

In (Big) Datis Veritas

2012, l’année du « coming out » de la propriété intellectuelle dans la gestion des systèmes d’information
par Tru Dô-Khac, consultant en innovation et gouvernance numérique d’entreprise

Qu’est-ce qui fixe la valeur des choses à l’ère numérique ?
Par Par Sabine Bohnké, fondatrice du cabinet Sapientis

Colloque Computing
Par Jean-Marie Chauvet

Numérique = SI 2.0 + PI 2.0
Par Tru Dô-Khac, consultant en innovation et gouvernance numérique

Toute les tribunes

La vidéo du moment
Actualité marchés verticaux

Apple détrône HP de sa place de leader sur le marché du PC

par pingenet
le 06/02/2012 à 08:48

Apple détrône HP de sa place de leader sur le marché du PC

par Frederic
le 31/01/2012 à 04:56

Les réactions au démantèlement de Megaupload

par jluc
le 29/01/2012 à 11:23

Bouygues Telecom s'aligne sur Free Mobile

par Bolzano
le 16/01/2012 à 12:00

Vers une pénurie de spécialistes en Business Intelligence

par Opteamis
le 20/12/2011 à 05:59

Rechercher
Services
Logo_abonn Job Les derniers communiqués de presse Proposer un communiqué de presse MSDAYS
Fils RSS : Top 10 quotidien

Dossier Gartner (1ère Partie)
Applications d'entreprise et cloud computing : convergence ou mythe ?

lundi 23 novembre 2009

20091123_12Ces cinq dernières années, les applications d'entreprise ont fait l'objet d'un changement considérable dans leur déploiement. D'un choix binaire entre applications sur site et créées en interne, d'une part, et externalisation, d'autre part, le choix s'étend aujourd'hui aux environnements basés sur le réseau, comme en témoignent les logiciels en temps que service (SaaS). Ces derniers sont une forme de cloud computing. D'autres formes de cloud computing auront également un impact sur les applications d'entreprise, comme l'exécution d'applications non partagées sur des infrastructures de cloud computing publiques ou bien sur une infrastructure de cloud computing privée à l'intérieur du firewall d'une entreprise.

 

Cet article intéressera particulièrement les fournisseurs et les utilisateurs, notamment les responsables d'applications, responsables de domaine opérationnel, architectes d'entreprise, directeurs de la technologie et directeurs des systèmes d'information (DSI), ainsi que les directeurs du développement commercial des fournisseurs.

 

Constat

 

- Le cloud computing pour les applications d'entreprise ne doit pas être considéré  uniquement comme un environnement de déploiement alternatif pour une application. Le cloud computing recèle en effet des opportunités et des risques d'un bout à l'autre de l'infrastructure, jusqu'à l'exécution des processus métiers.

 

- Les opportunités actuelles sont axées sur des solutions ponctuelles d'applications et de déploiement d'infrastructure de cloud computing, par exemple, l'automatisation de la force de vente. Les applications et processus métiers complexes ne sont pas disponibles sous forme d'offres de cloud computing, et le dossier économique ne prend généralement pas en charge une telle complexité.

 

- Les avantages et les risques liés à l'adoption du cloud computing ne sont pas faciles à évaluer. Un travail détaillé doit être effectué pour s'assurer que les impératifs de coût total de possession, sécurité, confidentialité, fonctionnalité, intégration et cohérence des processus sont inclus.

 

- Le cloud computing introduit un nombre n de propriétaires de données et de processus potentiels, et un nouveau modèle de gouvernance multi entreprises est requis pour tout, hormis les solutions ponctuelles cantonnées à un seul domaine.

 

- D'ici 2015, la plupart des environnements d'applications assureront en partie le  déploiement de services via le cloud computing.

 

Recommandations

 

- Les utilisateurs doivent revoir régulièrement l'impact du cloud computing sur les offres d'applications d'entreprise et déterminer où il pourrait apporter des avantages  opérationnels. Les dirigeants de l'entreprise et l'entité informatique doivent collaborer sur cet effort. Bon nombre de questions sont de nature commerciale et technique.

 

- Il faut être conscient du caractère nouveau et médiatique du cloud computing. Il englobe un continuum de services possibles et est compliqué par la notion d'environnement "public" et "privé". Par conséquent, il ne sera pas possible de prendre des décisions reposant sur les meilleures pratiques.

 

- Si votre entreprise a l'habitude d'utiliser des services d'application hébergés, des logiciels en tant que service ou l'externalisation des processus métiers (BPO), alors le personnel qui travaille dans ces domaines doit former le noyau de votre équipe dédiée au projet de cloud computing.

 

 

Analyse

 

Le cloud computing est un concept qui s'avère un facteur déstabilisant dans la planification des applications d'entreprise. Toutefois, cette déstabilisation ne doit pas être considérée comme mauvaise ou négative, mais simplement comme un facteur de plus dont il faut tenir compte pour offrir à l'entreprise les applications et processus métiers requis. De plus, les applications d'entreprise à la demande et sous forme de logiciels en tant que service, qui sont des formes de cloud computing axées sur le déploiement de services "un à n" d'une application, peuvent tirer parti du cloud computing d'autres façons. Par exemple, Callidus Software utilise une infrastructure de cloud computing virtuelle pour le déploiement de versions non partagées de ses applications. Plus récemment, Compiere a annoncé la disponibilité de sa suite sur l'infrastructure Amazon Elastic Compute Cloud (Amazon EC2).

 

Nous pouvons également envisager que le cloud computing prenne en charge des besoins annexes pour l'exécution des applications d'entreprise. Ce peut être le cas par exemple de besoins informatiques spécialisés, où une analyse sporadique consommant une grande quantité de données est requise (par exemple, analyse ad hoc, promotions commerciales ad hoc, etc.). Un autre exemple est l'utilisation de l'infrastructure de cloud computing à des fins de test et de prototypage. De tels services de cloud computing ne sont pas disponibles actuellement, mais sont souvent évoqués en tant que services possibles.

 

Les architectes de processus métiers et les concepteurs d'applications d'entreprise qui cherchent à exploiter l'informatique basée sur le cloud computing feraient bien de concevoir des processus métiers qui tiennent compte du fait que les données maîtresses, et les pratiques de gestion des données maîtresses (MDM ou Master Data Management) associées, deviendront plus complexes et davantage distribuées. En conséquence, le manque de maturité dans le fait de  comprendre comment accomplir la MDM sera un facteur restrictif dans l'adoption des services de processus métiers et d'applications d'entreprise offerts sur une plate-forme de cloud computing.

 

À mesure que ces concepts se précisent, de nombreux points doivent être pris en compte, par exemple la sécurité des données, la conformité de l'intégrité des processus, ou encore le contrôle de la définition des données et des processus (lire la section ci-après), avant que les offres de cloud computing deviennent suffisamment matures pour prendre en charge les processus métiers et applications d'entreprise extrêmement fonctionnels et plus complexes dont les grandes entreprises ont besoin. Deux facteurs opérationnels opposés influencent les décisions d'adopter ou non le cloud computing.

 

"L'accélération" de l'adoption du cloud computing public (promet l'élasticité la plus élevée et les coûts les plus bas) inclut :

- les économies d'échelle, qui font baisser les prix ;

- l'acceptation par le marché, caractérisée par l'omniprésence ou la banalisation de l'offre ;

- l'accent mis sur les solutions ponctuelles, ce qui réduit les problèmes techniques et de gestion.

 

Les considérations opposées qui "contraignent" les solutions au cloud computing privé (le moins d'élasticité et pas les coûts les plus bas) incluent :

- les coûts de génie logiciel élevés, qui supposent une focalisation sur les solutions et un coût de reprise élevé ;

- l'implication de processus ou données sensibles (liés à la sécurité, aux transactions commerciales, à la législation) ;

- les contrats de niveau de service (SLA) complexes, qui augmentent les coûts de gestion et les risques encourus.

 

Trois catégories d'application

 

D'une manière générale, nous pouvons envisager trois catégories d'applications qui se recouperont et alimenteront les diverses offres de cloud computing, notamment entre les applications et infrastructures de cloud computing publiques, et entre les applications et infrastructures de cloud computing privées. Dans le futur immédiat, les niveaux de sécurité, gestion et service d'une infrastructure de cloud computing privée seront supérieurs à ceux du cloud computing public et s'accompagneront d'un coût accru. Au fil du temps, ces distinctions finiront probablement par se neutraliser. Les trois catégories d'applications sont :

- les applications de grande consommation : définies comme étant des solutions ponctuelles omniprésentes par nature et non complexes, tenant peu compte de la sécurité, la confidentialité, etc. ;

 

- les applications personnalisées : définies comme nécessitant une application de cloud computing privée sur une infrastructure de cloud computing publique. L'offre d'application de cloud computing privée est nécessaire pour fournir une certaine personnalisation par rapport aux applications de grande consommation, mais avec de meilleurs niveaux de sécurité, confidentialité et SLA ;

 

- les applications complexes : définies comme nécessitant des applications de cloud computing privées sur une infrastructure de cloud computing privée qui s'apparente plutôt à une BPO complexe, mais au sein du paradigme de cloud computing. Ces catégories se recouperont et se transformeront au fil du temps ; bon nombre d'entreprises utilisent déjà des éléments du cloud computing dans leur combinaison d'applications. Cette tendance continuera de s'affirmer à mesure que de nouveaux arrivants se lanceront sur le marché des applications, tels que Google, sans oublier les prestataires de services gérés établis, comme IBM, ainsi que les fournisseurs de logiciels en tant que service, tels que salesforce.com, et les géants des applications en titre comme SAP, Oracle et Microsoft.

 

Au cours des deux à cinq prochaines années, le marché gagnera en maturité, et les frontières et compromis précis répondront aux meilleures pratiques. En attendant, l'environnement sera en perpétuel changement, guidé par l'innovation et, dans une certaine mesure, médiatisé au-delà des réalités. C'est ce que décrit la figure 1.

 

 

20091123_13

 

_________
Demain, deuxième partie
Analyse par domaine : le CRM
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les 10 derniers articles mis en ligne