Les Techdays 2010 sous le signe d’Azure, Visual Studio et .Net
Publié le 8 février 2010
Après un ballon d’essai l’année dernière, l’édition 2010 consacre la disponibilité commerciale des services Azure en France avec une tarification en euros. Les Techdays, qui se tiennent à Paris jusqu’à mercredi, sont l’occasion pour Microsoft de donner quelques éléments d’information sur la version 2010 de Visual Studio et de .Net qui seront tous deux disponibles en avril.
Après une montée en puissance progressive, l’offre cloud computing d’Azure est commercialement disponible depuis le début février. Rappelons qu’Azure est la marque sous laquelle Microsoft commercialise tous ses services de cloud public. Parallèlement, Microsoft commercialise l’ensemble des technologies (ayant permis de développer Azure) avec lesquelles les DSI peuvent construire leur propre cloud privé.
Microsoft a arrêté sa tarification pour l’ensemble des services. Par exemple, une heure de puissance informatique sera facturée 0,0852 € de l’heure (le taux de conversion entre le dollar et l’euro est fixé à un taux raisonnable de 1,40 ; mais comment ce taux suivra-t-il le taux de change dollar/euro, la question ne s’est pas encore posée). 1 Go par mois sera facturé à 0,1064 €. (Le détail des offres et des prix sont disponibles sur www.microsoft.com/windowsazure/offers)


« Sachant que notre principe de base est de laisser le choix à l’utilisateur et que toutes les technologies qui sont disponibles sous forme de licence logicielle (on premise) le sont également as a service », rappelle Thomas Serval, Directeur de la Division Plateforme et Ecosystème de Microsoft France.
« Pendant cette première année qui peut être comparé à un tour de chauffe d’un grand prix de Formule 1, les éditeurs de logiciels et les développeurs ont manifesté un intérêt très fort pour Azure voyant dans ce modèle la possibilité de se décharger totalement des aspects infrastructure et montée en charge », poursuit Thomas Serval.
Internet et Interopérabilité
« Qui dit cloud, dit Internet et respect des standards », précise Alfonso Castro, responsable pour l’interopérabilité en France. Microsoft met l’accent sur l’interopérabilité, soit les éléments techniques suivants :
- Windows Azure met en oeuvre un ensemble complet d’API de gestion de services REST et de formats de fichiers XML et supporte FastCGI ;
- Les outils Eclipse et Java pour Windows Azure sont disponible à la page Codeplex du site Microsoft ;
- Windows Azure est compatible avec les langages .Net et supporte les applications écrites en PHP et en Java ;
- Les applications faisant appel à des fonctions de bases de données relationnelles peuvent avoir recours à MySQL (désormais dans le giron Oracle), à Memcached ou au service SQL Azure ;
- Les utilisateurs Apache peuvent garder Tomcat comme serveur d’application ;
- L’interopérabilité avec des services d’annuaire et de gestion d’identité des tiers est assurée par Windows Azure AppFabric.
De la virtualisation au cloud
Autre question, celle de la portabilité, à savoir la possibilité pour une entreprise de passer d’un cloud public d’un fournisseur à une celui d’un autre fournisseur. Sur ce point, le cloud en est encore à ses balbutiements et des développements restent à réaliser.
Les services proposés par Microsoft couvrent les trois niveaux désormais classiques dans le cloud : l’Infrastructure as a service, la plate-forme as a service et les applications as a Service.
La tarification repose sur deux principes : le paiement à l’usage ou une approche forfaitaire avec un engagement minimum de 6 mois. Les critères à prendre en compte sont les capacités de traitement, de stockage ou de transactions, de base de données SQL Azure, de bande passante et d’utilisation des services Windows AzureAppFabric.
« La virtualisation doit être considérée comme une étape de préparation vers le cloud », considère Thomas Serval. Microsoft. Il se trouve que sur ce point, VMWare a une approche confortable face à laquelle Microsoft va devoir trouver des trésors d’imagination pour refaire son retard.