Synthèse KLC (3e partie)
Les ratios économiques de la DSI
Publié le 05 September 2006
PERSPECTIVES D’EVOLUTION.
La croissance du budget informatique total est fortement corrélée au positionnement des SI en terme "d'alignement avec les objectifs de l’entreprise. Cela montre que les investissements qui ont été demandés et justifiés (y compris économiquement) par le business n'ont pas posé de problèmes.
Quelle évolution pour la répartition des ressources ?
Ce que pourrait devenir le budget des DSI : deux postes majeurs pour logiciels et les prestations, puis les deux postes hommes et réseaux, et toujours un peu d'infrastructures...
Les infrastructures
Poste de coûts maintenu élevé par les fournisseurs
Les matériels informatiques présentent tous une similitude de tendance une atomisation avec des modules de plus en plus petits organisés par exemple en ferme ou en rack, alliée à une forte croissance des volumes et des fonctionnalités. Les coûts unitaires baissent par à-coup, mais les volumes croissent au moins au même rythme. Les capacités sont loin d’être utilisées à plein régime et cela n’a dit-on aucune importance parce que ça ne coûte pas cher (à l’unité). Du côté des matériels de proximité des utilisateurs, même phénomène de suréquipement en outils et en fonctionnalités peu ou mal utilisées.
Les prestations
Vers des produits de plus en plus packagés
L’éventail de prestations est large : en Études, en Exploitation, avec les variantes intermédiaires TMA et Qualifications. Il s’agit souvent de solutions "globales", de plus en plus orientées vers le service complet. Les forfaits d’intégration prennent le pas sur la régie, les prestations d’administration des serveurs et de production des applications se substituent à la mise à disposition de MIPS ou de m 2 .
Le réseau
Parmi les postes majeurs de coûts
Devient une ressource à part entière, stratégique et vitale. Sa part varie considérablement selon l’organisation géographique de l’entreprise et peut aller jusqu ’à 30 %voire au-delà. La téléphonie est actuellement une part mal contrôlée, dans les coûts unitaires comme dans l’usage par les collaborateurs. C’est une zone de coûts en forte mutation pour laquelle peu de données stables sont disponibles.
Ordres de grandeur de coûts réseaux
> Part service/moyens : 50/50.
> Répartition des services par type d’utilisation :
- Données : 40 -45 %
- Voix : 30 -35 %
- Mobiles : 20 -25 %
Les hommes
Faible croissance des coûts unitaires, baisse des volumes, mais forte mutation des profils.

Les profils en croissance
Experts : réseau, sécurité, Internet
Gestionnaires : contrôle de prestataires, contrôle des coûts, juristes, acheteurs
Managers : chefs de projets, consultants.
Interface utilisateurs : chefs de projets MOA, spécialistes métiers, "commerciaux"internes
Techniciens, développeurs d’outils standard : réduction progressive mais constante au profit de l’externalisation, de l’automatisation voire de l’offshore.
Et transfert de profils informaticiens vers les MOA (en dehors du budget informatique).
Impact de l'Offshore
L’offshore représente 3% du marché en Europe. Seulement 1,5 % en France.
Le marché potentiel est de 15% en Europe. Les gains réalisés en final sont de 20 à 30 %
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ANALYSE PAR PRESTATION INFORMATIQUE
Analyse à réaliser entre DSI et MOA
Desktop services : front office de la DSILa part relative Desktop a été en forte croissance. Ceci se résorbe du fait de l’industrialisation, en particulier par externalisation. Les Desktop services restent une source d’économies potentielles à court terme cf P.14 "Ratios d’exploitation".
Les Etudes : lien avec le métier et les décideurs clients internes
C’est l à que s’établit la confiance avec la DSI (démonstration de l’apport stratégique des SI). Pourtant, la part étude est de plus en plus figée :
> Budget contraint ;
> Dimensionnement par la taille des équipes (plus que par les besoins) avec un volant (variable) de ressources externes ;
> Début de justification économique précise des nouveaux investissements.
L'exploitation centrale : back office utilisateurs
L’exploitation centrale est une boîte noire pour l'utilisateur final. Il sait qu’elle est nécessaire mais ne la voit pas. Il faudra donc toujours chercher à l’expliquer économiquement en se rattachant à des unités d’œuvre utilisateurs (criticité maximale, horaires, volumes, délais...).
R&D des SI : centre de recherche de la DSI
La part Veille +Méthodes est peu identifiée en tant que garant d ’évolutivité, et de couverture de risque. Un taux de 5 % semble nécessaire. Les apports étant le plus souvent invisibles des clients MOA, c’est au niveau Direction Générale qu’il faut traiter ce budget.


Le ratio coût du Système d’Information par utilisateur constitue un indicateur de référence de l’informatique. Sa valorisation fait partie de chaque mission d’audit ou de conseil en Système d’Information.
Selon le secteur d’activité du client, ce ratio varie entre 5 et 10 k euros par utilisateur et par an .La moyenne se situant aux alentours de 7 k euros. Attention néanmoins à vérifier que le nombre d’utilisateurs est correctement évalué. L’expérience montrant une tendance à dénombrer un trop grand nombre d’utilisateurs, et donc à sous-estimer le ratio ! Ce coût informatique complet (périmètre DSI) est plein d’enseignements pour le DSI, les MOA et les utilisateurs. On peut l’analyser par profil utilisateur (le VIP, l’itinérant, le gestionnaire, le poste front office client, le manager …) ou par client interne (production, SAV, Direction commerciale, Direction financière …).
Les chiffres fournis correspondent à des moyennes constatées auprès d’entreprises françaises qui ont réalisé les transformations de base, et qui le plus souvent externalisent une partie des fonctions informatiques.
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Les Unités d'Œuvre du passé Les UO ont aussi des cycles de vie.
Le MIPS : dépassé, avec l’avènement des serveurs. Etait pratique pour évaluer le coût et la puissance de la production. N’a pas trouvé de remplaçant. Il est toujours utilisé pour les mainframes.
Le Go (gigaoctets) reste une base solide avec différents habillages.
Le JH (jour.homme), devenu TJM. On cherche désespérément à s’en débarrasser (culture de résultat opposé aux moyens), mais reste une référence incontournable.
Le Point de Fonction. Utilisé mais toujours très contesté. Contrairement à son ambition il ne peut pas être universel.
Les attentes en matière d'Unités d'Oeuvres Même s'il est insuffisant, le PdT (poste de travail) domine. Il évolue vers "Utilisateur", en distinguant plusieurs catégories d'utilisateurs. C'est le point commun stable entre métier et informatique.
Les U.O.métier
Elles sont souhaitées par les MOA. En pratique, elles ne peuvent pas être une unité durable entre DSI et prestataires externes : elles sont trop évolutives (en fonctionnalités et niveau de qualité).
Les UO techniques principales, (ou UOP)
C'est l'unité qui émerge, compromis entre les UO métiers et les anciens systèmes de mesure. Il faut qu'elles soient dénombrables par les MOA (ex. nombre d'applications, de serveurs, de transactions). Elles ont l'avantage de permettre aux MOA des prévisions précises de coûts. Elles doivent être constituées à partir d'UOA (auxiliaires) suivant des règles simples et auditables.
Demain : 4e partie
Les ratios Etudes
Les ratios d’exploitation en desktop et systèmes centraux
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Par Sonia Boittin Sonia Boittin, directeur associé, dirige les activités Benchmarking, Finances et Contrôle de gestion des SI au sein de KLC. Diplômée de l ’ESSEC, elle a suivi le cursus MBA à l ’Université de Birmingham. Sonia Boittin a commencé sa carrière dans des sociétés de services, et dans des fonctions de contrôle de gestion, notamment aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Depuis une dizaine d’années chez KLC, elle s’est spécialisée dans des missions d’organisation et de formation des maîtrises d’ouvrage de grandes entreprises pour mesurer, contrôler, ou réorienter leurs projets et services informatiques.
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KLC est une société de conseil avec une spécialité nettement affirmée : la rentabilité des SI. Depuis 14 ans, KLC réalise des missions de conseil opérationnel à la maîtrise d'ouvrage de grandes entreprises. Ses interlocuteurs sont aussi bien les directions générales et les directions utilisatrices que les DSI (ou "CIO"). KLC conduit des missions courtes et productives qui ont toujours pour objectif d'améliorer, de faire évoluer, de standardiser… et, en fait, de "rentabiliser" les SI de l'entreprise. Ces missions s'articulent autour de trois domaines interdépendants : - L'organisation des maîtrises d’ouvrage utilisateurs, des DSI, et de leurs relations avec les prestataires externes.
- Le management de grands projets informatiques.
- L'externalisation de fonctions standard et récurrentes (après arbitrage entre faire ou faire faire).