Les améliorations avec l’infogérance de seconde génération

Publié le 04 December 2006

La synthèse « Infogérances : la 2ème génération » issue d’un atelier organisé par KLC et réunissant des DSI, des responsables informatiques et des représentants de directions achats, met en évidence les tendances fortes suivantes :

Un marché sur la voie de la maturité
Côté prestataire, les offres et les modalités de délivrance des prestations ont gagné en maturité. garantie de réversibilité, engagements moins frileux et plus sécurisés, utilisation de référentiels internationaux font progresser les relations client prestataire.

Côté client, la fin des mirages de l’infogérance aboutit à des expressions de besoins plus réalistes et donc à moins de déceptions. On ne choisit pas l’infogérance pour continuer sur le mode « à l’identique » mais pour réaliser des progrès inaccessibles en interne. Les mots-clés des nouvelles infogérances sont dorénavant transformation, innovation et équilibre.

Les gains en infogérance peuvent être importants
Ils peuvent atteindre 30% du coût annuel. Ils s’obtiennent sur la durée, par exemple dans le cadre d’un plan à cinq ans. Ils nécessitent des investissements initiaux très lourds (jusqu’à 25 ou 30% du coût de fonctionnement d’une année) ainsi que des efforts conjugués du prestataire, de la DSI client et des directions utilisatrices.

La nécessité de prévoir une étude de sourcing et de disposer d’un inventaire détaillé de son patrimoine. L’étude de sourcing constitue un des facteurs clés de succès d’une démarche d’infogérance. Réalisée très en amont du transfert de responsabilité (environ 24 mois avant l’échéance normale du contrat) elle permet au client :
- de définir la cible d’externalisation à 1 an, 5 ans et 10 ans : quelles sont les activités à externaliser ? quelles sont les attentes ?
- d’objectiver les raisons qui conduisent à l’infogérance
- d’établir la feuille de route associée à la cible : quel lotissement, à quel terme ?
- et enfin d’identifier les conséquences de l’externalisation sur les profils internes ou externes de la DSI.

Autre évolution de la démarche 2G : l’inventaire détaillé du patrimoine. Cette phase, intervient à la suite de l’Etude de Sourcing. Il s’agit de dénombrer les infrastructures, applications, postes de travail et d’évaluer les documentations. Dans les infogérances de 1ère génération, cet inventaire était confié aux prestataires dans la phase de « due diligence » ; il passe dorénavant du côté client. Cela permet au client de maîtriser les unités d’œuvre du contrat et de ce fait, la facturation des prestations.

En conclusion de cet atelier, en dépit de quelques difficultés soulignées par les clients de l’infogérance, le constat est unanime : les nouvelles infogérances apporteront plus de satisfaction (ou moins de frustrations) aux clients qui se sentent plus aguerris sur les apports et les limites opérationnels, contractuels ou financiers des contrats. Indicateur également très prometteur d’un changement pour les nouvelles infogérances : le retour de la terminologie « partenariat Client Prestataire », non plus de la part d’équipes commerciales prestataires mais dans l’expression des clients eux-mêmes !

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