Quelle solution pour activer l’intelligence des entreprises ?
Par Michel Bruley, directeur marketing de Teradata France

Publié le 24 septembre 2007

20070924point de vue2.jpgToutes les études montrent que les grandes entreprises sont amenées à prendre plus de décisions, que ces dernières sont plus complexes et impliquent l'utilisation de plus de données. Il est clair qu'aujourd'hui il faut être capable à travers toute l'entreprise de faire part d'une intelligence stratégique et opérationnelle et être à même de lancer des actions qui tiennent compte de la dynamique de l'environnement.

Etre à même de gérer ses activités en s'aidant de tableaux de bord et de moyens d'analyse a posteriori, c'est bien mais totalement insuffisant dans le monde concurrentiel d'aujourd'hui où le fait de pouvoir comprendre ce qui s'est passé et d'être simplement réactif ne permet pas d'envisager de prendre une position dominante sur un marché. Pour faire la course en tête il convient de pouvoir être beaucoup plus actif, il faut pouvoir être pré-actif, interactif et même pro-actif. Pour cela il faut des moyens décisionnels couplés aux systèmes opérationnels, il faut pouvoir analyser librement des données très fraîches, il faut pouvoir mettre de l'intelligence dans la mise en œuvre des opérations (le premier niveau de l'intelligence est celui de la mémoire de ce qui marche), enfin il faut pouvoir innover.

D'un point de vue métier, il s'agit de s'adapter à l'évolution des marchés, notamment aux nouvelles demandes, nouvelles offres, nouvelles réglementations, à la mondialisation, à l'évolution des techniques, à la maturité ou la saturation de certains segments. Dans ce contexte les entreprises doivent faire preuve de beaucoup d'intelligence pour maîtriser leur destinée. Les analystes réputés disent que seules les plus intelligentes survivront. L'une des clés majeures réside dans la possibilité de transformer des analyses en actions efficaces. Concrètement il ne s'agit pas seulement de faire de la « business intelligence » en travaillant des données d'un Data Warehouse qui gère des informations plus où moins fraîches, mais de coupler l'Entrepôt de Données avec les systèmes opérationnels de façon à pouvoir toujours fournir au moment voulu, les informations historiques nécessaires pour l'analyse et l'action : c'est le concept d'Active Enterprise Intelligence.

Il convient de faire passer les moyens décisionnels d'un rôle « passif » à un rôle « actif ». Il ne s'agit plus de seulement supporter les décisions stratégiques comme la détermination des buts, des politiques, la définition des objectifs des organisations, mais de supporter aussi des décisions tactiques en dotant de moyens décisionnels des opérationnels clés, par exemple ceux qui sont en relation quotidienne avec les partenaires de l'entreprise comme les clients ou les fournisseurs.
Dans la fonction Marketing Vente, il s'agit de ne pas se limiter à définir des segmentations, des tarifications, à effectuer des analyses de vente ou de rentabilité, mais de supporter aussi les opérations de Marketing Direct ou de permettre à un vendeur de fonder son action sur les données historiques concernant le client avec qui actuellement il est en discussion. L'aide à la décision tactique consiste à donner accès à des informations historiques pour une prise de décision immédiate sur le terrain.

Si nous prenons la fonction logistique d'une entreprise, qui vise, par une gestion globale, l'harmonisation, la synchronisation et l'accélération des flux physiques (matières premières, composants, en-cours, produits finis, emballages et déchets) et que nous nous centrons par exemple sur toutes les opérations liées au transport et à l'entreposage, les niveaux d'activité cités plus haut sont :
- Réactif : état des stocks, des ordres, des capacités de transport au niveau de chaque site,
- Préactif : visibilité et projection de la situation au niveau de l'ensemble des sites, dans un mode planning,
- Interactif : vision globale et détaillée des situations en temps réel en prenant en compte tous les acteurs y compris les partenaires extérieurs dans un mode collaboratif,
- Proactif : actions d'optimisation technique et financière de la prestation logistique et des niveaux de stocks.

L'intelligence qu'il faut pour supporter les activités d'une grande entreprise globale, nécessite une infrastructure décisionnelle toujours disponible, avec gisement de données détaillées, mises à jour quasi temps réel de certaines données, applications décisionnelles classiques de gestion (indicateurs, tableaux bord), aide aux décisions opérationnelles, capacité d'analyses approfondies, libre accès aux données largement répandu, moyens de pilotage des processus et bac à sable pour progresser. Concrètement au niveau de l'infrastructure décisionnelle il convient en particulier de pouvoir être actif dans tous les domaines, avec notamment : une alimentation active (temps quasi réel & batch) ; une gestion active des événements (analyse de l'activité opérationnelle, déclenchement automatisé d'actions, services applicatifs) ; une intégration active (interopérabilité avec le reste du système d'information) ; un accès actif (opérationnel), interactif (IHM), automatisé (via ESB) ; une gestion active de la charge (gestion dynamique des ressources, charges mixtes) ; une disponibilité active (continuité de service opérationnel, jusqu'au 7x24x365).

Pour répondre à ce cahier des charges impliquant de pouvoir continuer à supporter l'activité décisionnelle classique, tout en garantissant les performances des « requêtes opérationnelles », il faut au niveau de la base de données des possibilités techniques spécifiques. Il convient donc de vérifier les capacités de la base choisies lorsque l'on a le projet d'activer l'intelligence d'une entreprise. Il ne s'agit donc pas seulement que la base sache gérer de grands volumes de données ou d'utilisateurs mais il faut qu'elle dispose d'une solution spécifique pour gérer la complexité engendrée par l'activité décrite plus haut. Il s'agit en effet de savoir gérer les tâches avant et pendant leur exécution (répartir les ressources disponibles selon des règles pré-établies), de savoir prendre en compte le contexte d'activité réelle, de proposer les optimisations de la stratégie par rapport aux engagements de qualité de service. Les activités d'alimentation, d'accès, de génération d'événements, de requêtes et de reporting doivent pouvoir être gérées en parallèle à des vitesses spécifiques garantissant la qualité de services.

Pour aller plus loin sur le sujet de l'Active Enterprise Intelligence



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