Pour son trentième anniversaire
Le code à barre fait de la résistance
Publié le 13 December 2007
Par Guy Hervier. Alors que le RFID fait ses premiers pas sur le terrain et semble être la technologie de demain pour l'identification et le suivi des produits, le code à barre, qui fête ses trente ans, n'a pas dit son dernier mot et s'impose encore comme la « technologie » la plus adaptée pour nombre d'applications. Par ailleurs, c'est une technologie qui évolue encore. Pour preuve, Le GS1 (RSS) Reduced Space Symbology a été adopté par le conseil du GS1 et sera utilisé pour les applications point de vente à partir du 1er janvier 2010.
Démarrage dans les années 70
Les premières réflexions concernant le code à barres remontent à l'après-guerre et sont intervenues assez logiquement dans la grande distribution. Norman Joseph Woodland professeur au Philadelphia's Drexel Institut of Technologie a présenté une première solution baptisée code à barre linéaire. Le premier brevet est déposé en 1949 mis n'est pas exploitable et il faudra attendre une vingtaine d'années avant de voir les premières applications.
Le code EAN est dérivé du code universel des produits développé dans les années 1970 par George Laurer, à l'époque ingénieur chez IBM. Le code universel des produits (CUP ; en anglais : Universal Product Code, soit UPC) est le premier système d'identification numérique largement utilisé aux États-Unis et au Canada, pour les articles vendus en magasin. La solution l'Universal Product Code changea radicalement le monde de la distribution. Il a ensuite amélioré le code en lui ajoutant un 13ème caractère créant ainsi le code EAN (Source Wikipedia).
Le code-barre a connu un développement extraordinaire est omniprésent sur tous les produits que nous achetons. Le GS1 (qui est le successeur de Gencod, puis de Gencod EAN) qui est le garant des standards et à la charge de l'évolution des technologies indique que 8 milliards de transactions impliquant un code à barres sont effectuées quotidiennement.
Le code à barre est né, avec un léger décalage, avec la grande distribution et il s'est évidemment développé avec l'informatique sans laquelle il est difficilement concevable. Rappelons que c'est en 1963 que le premier hypermarché a été ouvert en France à Sainte-Geneviève des Bois. Représentation graphique d'une code numérique ou alphanumérique, le code à barre est utilisé dans de très nombreux domaines d'activités. Si l'on connaît surtout le code unidimensionnel ou linéaire, il existe également deux autres systèmes : linéaires empilés et à deux dimensions. Ces deux derniers ont permis de d'encoder plus d'information sur une surface plus réduite. Les codes empilés correspondent tout simplement à la superposition de plusieurs de codes à barres de petite hauteur avec des liens pour éviter des lectures incomplètes. Ils peuvent être lus avec des lecteurs classiques, mais le sont plus souvent des systèmes spécifiques type caméras CCD. Les codes matriciels sont constitués de points ou de carrés juxtaposés. La lecture de ces codes nécessités des lecteurs CCD.
Un nouveau standard pour 2010
Il existe plusieurs standards en fonction des secteurs économiques : dans la distribution et la presse avec l'EAN 13, ITF et EAN 128 aux niveaux respectifs du produit, du carton et de la palette, dans l'industrie automobile avec le Code 39 utilisé également dans l'industrie pharmaceutique, dans le domaine de la logistique avec GTF.
L'on pourrait penser que la technologie du code à barre est figée et pourtant des évolutions sont en cours. Le dernier-né, le le GS1 DataBar (RSS) « Reduced Space Symbology » a été adopté par le board du GS1 constitué principalement d'entreprises utilisatrices. Ce nouveau code sera en application dans les points de vente à partir du 1er janvier 2010. C'est la première fois depuis l'introduction du code à barres EAN/UPC que le GS1 approuve un nouveau code à barres pour l'identification globale et en boucle ouverte (sans restriction) des unités commerciales. A partir de 2010 tout fournisseur, à son initiative, pourra utiliser les codes à barres GS1 DataBar (RSS) "Reduced Space Symbology" sur ses unités commerciales et les magasins devraient être prêts à les lire à cette échéance. Le GS1 DataBar (RSS) est un code à barres linéaire. Il est lisible par les systèmes de caisse actuels.
Dans un premier temps, seul le GTIN sera symbolisé (le GTIN est le code international sur 13 chiffres qui identifie toute unité commerciale). Mais la capacité du GS1 DataBar à contenir les identifiants de données GS1 tels que le numéro de série, le numéro de lot et les dates d'expiration ouvre la porte à des solutions d'identification supportant les enjeux d'authentification, de traçabilité des produits, d'identification des produits à mesure variable et le couponing. Mais l'utilisation d'informations complémentaires (poids, prix, numéro de lot, dates de péremption par exemple) sera dépendante de discussions particulières selon les applications, les pays ou les secteurs. A cet effet, des groupes de discussions se sont ouverts dans la plupart des pays afin de définir des axes prioritaires de déploiement.
« Le GS1 DataBar (RSS) est un complément naturel du système GS1 et envoie un signal clair pour la mise en œuvre des scanners dans le monde entier » ajoute Miguel Lopera, Président et directeur de GS1. « Le GS1 DataBar (RSS), comme EPC, peut intégrer les identifiants de données GS1 et fournir à GS1 des options pour apporter des bénéfices répondant aux besoins. »
Le code à barre est désormais en concurrence avec les étiquettes RFID dans certains domaines. D'ailleurs, les technologies RFID connaissent aussi un développement important sous la poussée des grands de la distribution, notamment le premier d'entre eux, Wal-Mart. Sachant que, pour l'instant, le coût des deux technologies est encore très significatif et les destine assez naturellement à des applications différentes.
Comparaison des trois technologies

Pour en savoir plus
Les étiquettes RFID