Fujitsu Siemens Computers dénonce le projet de taxe sur les ventes de produits électroniques
Publié le 21 January 2008
Olivier Medam, Directeur de la division Grand Public du constructeur, réagit à l'annonce du gouvernement qui envisage, afin de compenser le manque à gagner lié à la suppression de la publicité dans le service public audiovisuel à partir de 2009, une taxe sur les ventes de téléviseurs, ordinateurs personnels et téléphones mobiles. Cette éventualité a déjà suscité de vives réactions de la part des principaux syndicats représentant les professionnels de l'électronique grand public.
« A l'heure où le pouvoir d'achat semble être au cœur des préoccupations du gouvernement, ce projet de taxe, notamment sur les PC, nous semble paradoxal. Dans une industrie aussi compétitive que l'informatique, et ou il ne reste que quelques fournisseurs européens, une taxe significative supplémentaire (après l'écotaxe) ne pourra pas être absorbée par les constructeurs ou les distributeurs et devra finalement être payée par le consommateur. Alors que le taux d'équipement en informatique des foyers est un élément de la dynamique d'un pays, cette mesure nous semble contre-productive ».
Et Olivier Medam de se poser une question qu'il estime fondamentale : cette taxe sera-t-elle réservée uniquement aux ordinateurs grand public ?
« Dans ce cas, comment faire techniquement la différence entre un produit vendu à un professionnel et un produit vendu à un particulier, sachant que beaucoup de professionnels, notamment les PMI/PME /TPE/TPI, s'approvisionnent de plus en plus dans la Grande Distribution ou sur les sites de commerce électronique ? Si cette cible de consommateurs devait également supporter cette taxe, cela serait un coup dur porté à leurs capacités d'investissement en matériel informatique ».
Et de craindre que « la multiplication des taxes contributives qui frappent notre industrie ne creuse encore plus la fracture numérique dont la résolution est pourtant si chère à notre gouvernement et poussera encore plus les industriels Européens dont nous faisons partie, à la délocalisation. »