Synthèse KLC (4e partie)
Les relations DSI – Métiers et la fonction Maîtrise d’Ouvrage
Publié le 21 May 2008
QUELLE ORGANISATION METTRE EN PLACE ?


POSITIONNEMENT DES MOAs


ECUEILS CLASSIQUES ET PARADES
Qui fait quoi : se mettre d'accord
Une fois les grandes boîtes de l'organisation mises en place, il reste à caler les responsabilités entre acteurs en évitant les deux écueils classiques sur le sujet MOA :
- Les délégations excessives (même implicites), souvent vers l'informatique (les métiers se délestent de leurs problèmes SI).
- Les responsabilités non assumées et/ou les pans de SI orphelins de MOA (classique pour les petites applications ou les applications transverses à plusieurs métiers).

Ce qui est traditionnellement difficile à caler
Les zones de contact métier / IT où les responsabilités sont repoussées de part et d'autre. C'est le cas notamment de l' « expression » (alias « définition » alias « spécification »...) des besoins et de la recette, parce que les enjeux y sont forts et la visibilité souvent faible.
Idem pour les zones d'engagement vis-à-vis de la DG (responsabilité budgétaire, justification des apports...) où s'installe régulièrement un morcellement de responsabilités ou un « no man's land ».
Des outils pour formaliser
Dans ce domaine comme dans d'autres, les outils les plus classiques sont souvent les meilleurs : ne pas hésiter à formaliser les relations et les délégations via des lettres de mission, conventions même au sein d'une entité organisationnelle.
Il s'agit également de bien penser au moment de caler les responsabilités à :
- Décliner les responsabilités non seulement sur les projets mais sur chaque domaine du SI (infrastructure, fonctionnement, cohérence d'ensemble)
- Ne pas enfermer tous les métiers dans un mode de fonctionnement unique (matrice de responsabilité à décliner/adapter par la DSI en fonction de la maturité des métiers).
- Identifier des responsables uniques pour le pilotage et la réalisation de chaque activité.
Les paradoxes, les difficultés
On a besoin de MOA qui sait parler technique avec les MOE, de responsabilités clairement établies et d'engagements de part et d'autre. Mais :
- Plus on compartimente et définit les responsabilités plus on crée de clivages et de zones de frottements à gérer (!)
- Plus on spécialise des entités dans des domaines précis plus on limite les interactivités.
- Plus la MOA monte en compétence sur les SI :
- Plus elle risque de s'éloigner des préoccupations métier (c'est la « métiérisation SI» de la MOA).
- Plus elle risque de se substituer à la MOE et donc de la déresponsabiliser (c'est particulièrement ennuyeux si la MOE est externe).
Au final, elle risque de perdre sa spécificité par rapport à la MOE, et on aura créé une deuxième voire une troisième entité intermédiaire entre le métier et son SI.


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Demain : 5e et dernière partie
Ressources MOA : profils, charges, parcours de carrière
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Sonia Boittin est Directeur associé à KLC qu'elle a rejoint en 1993. Après l'ESSEC et un cursus MBA à l'Université de Birmingham, elle a commencé sa carrière dans des sociétés de services, et dans des fonctions de contrôle de gestion, notamment aux États-Unis et en Grande-Bretagne. Elle intervient régulièrement sur des problématiques de gouvernance des Systèmes d'information de l'entreprise.
Magali Motlik a rejoint KLC en 2003 et intervient en tant que manager. Elle intervient aussi bien sur des missions d'infogérance que sur des missions relatives à la gestion de projets SI et à la gouvernance des systèmes d'information. Dans ses précédents postes, elle a assuré des missions de conseil sur l'organisation des fonctions SI de l'entreprise et sur la gestion des connaissances. Elle est diplômée de l'ENST (Télécom Paris).
