Devoteam accélère son développement en région
Publié le 24 July 2008
Plusieurs raisons motivent la décision de Devoteam de doubler sa présence en région dans les trois ans à venir, explique Eric Schwab, directeur des régions.
D'abord pour rééquilibrer son portefeuille d'activités entre court, moyen et long terme, explique Eric Schwab, qui souligne que si les cycles commerciaux sont plus longs en région, ils sont aussi plus pérennes. La croissance enregistrée par Devoteam localement est d'ailleurs très forte : 40% au premier semestre 2008. D'autant que la concurrence y est un peu moindre qu'en région parisienne sur les domaines de compétences de Devoteam que sont les prestations à valeur ajoutée autour de l'infrastructure : sécurité, Open Source, intégration d'outils de services management ou system management, urbanismes, architectures applicative et bien sur télécoms.
Investir en région est également nécessaire pour y créer des centres de services permettant de répondre aux attentes de baisses des coûts des clients. Compte tenu des différences de salaires et de coûts de structures, la différence peut atteindre 10 à 12%. Il s'agit également d'être en mesure d'accompagner ses clients. Car paradoxalement, si Devoteam est l'une des sociétés française les mieux implantées en Europe - elle réalise 50% de son activité hors de France - cette dimension de proximité lui manque pour accompagner ses clients en région, par exemple les groupes décentralisés comme les banques mutualistes.
Actuellement, Devoteam dispose en région de quatre agences à Nantes, Lyon, Toulouse et depuis peu à Rennes, une agence qui compte pour l'instant une quinzaine de personnes mais qui pourrait en accueillir rapidement de 50 à 100, en se spécialisant dans un premier temps sur le marché des télécoms, naturel compte tenu du bassin Rennais et du profil de Devoteam avant de cibler d'autres marchés. Eric Schwab estime également que l'agence lyonnaise dispose d'un fort potentiel. Dans les trois ans à venir, Devoteam pourrait s'implanter dans de nouvelles villes, par croissance organique ou via une croissance externe. Par exemple à Bordeaux, Nice, Niort, Aix-en-Provence, Strasbourg ou Lille, encore que la région du Nord soit très concurrentielle. Certaines implantations pourraient d'ailleurs être rendues nécessaires pour des référencements nationaux... Devoteam prévoit une implantation par an en moyenne.
Parallèlement, Devoteam dispose d'un centre de services d'une centaine de personnes spécialisées dans les télécoms à Lannion, berceau des télécoms... et d'un centre de services de 150 personnes, spécialisé dans l'outsourcing à Castres, fruit de la reprise de l'infogérance de Pierre Fabre, confiée dans un premier temps à Capgemini avant que le client ne constate l'échec de ce contrat et la confie à Devoteam. Cette stratégie de centre de services devrait prendre de l'ampleur dans les prochaines années, soit par développement des centres existant, celui de Lannion pourrait ainsi enrichir son activité, ou par nouvelles implantations.
La priorité de Devoteam est d'assurer en région le même type de prestations et le même niveau de services qu'en région parisienne, souligne Eric Schwab : des solutions à forte valeur ajoutée dans ses domaines d'expertise. Pour autant, certains marchés ne justifieraient pas la mise en place d'équipes dédiées : elles pourraient alors être mutualisées, certaines agences dotées d'une expertise, comme c'est par exemple déjà le cas à Nantes sur les solutions d'Asset management et de services management d'HP et Peregrine, les autres agences y ayant recours. Les agences en régions peuvent également faire appel aux pôles d'expertise parisiens en matière d'intégration, ou aux équipes de conseil de la société. Tout en étant très vigilant sur la structure de coûts...