Un pas de plus vers le journal électronique

Publié le 8 septembre 2008

20080908_06On parle déjà depuis longtemps de l'encre électronique et de supports pouvant concurrencer le papier, réduisant ainsi les coûts de diffusion de contenu. A l'occasion de Demo fall08, The Launpad for Emerging Technology, qui se tient actuellement à San Diego, la société britannique Plastic Logic présente un nouveau support flexible qui offre les mêmes caractéristiques que le Kindle d'Amazon.  

 

 

Le concept de l'encre électronique n'est pas nouveau mais il n'a toujours pas débouché sur des applications à grande échelle. La tentative la plus emblématique est sans doute celle portée par Amazon avec son Kindle lancé en novembre dernier.  Plutôt destiné aux contenus de type livre, le Kindle est un peu l'équivalent de l'iPod pour la musique. Ce matériel permet de télécharger des contenus vendus en ligne par Amazon. Ce dernier reste propriétaire des contenus qui sont protégés par des technologies DRM. Aux Etats-Unis e téléchargement des données s'effectue directement via une liaison haute vitesse fourni par l'opérateur Sprint. L'utilisateur peut également visualiser ses propres documents en format Word, mais il doit les envoyer d'abord à Amazon qui les convertit dans un format propriétaire.

 

Le système que propose Plastic Logic, dont le nom n'est pas encore dévoilé est comparable au Kindle, reste à l'état de prototype. Ce lecteur devrait être disponible commercialement au premier semestre 2009. Plastic Logic n'a pas détaillé non plus le modèle qu'elle retiendra et les partenaires (fournisseurs de contenu, opérateurs) avec qui elle va s'associer pour offrir une solution contenant/contenu complète. Plastic Logic devrait préciser son programme de commercialisation ainsi que le prix à l'occasion du Consumer Electronic Show qui se tiendra à Las Vegas en janvier prochain.

 

Le lecteur utilise la même technologie développée par E InK et utilisée par le lecteur eReader de Sony et le Kindle d'Amazon. Il offre deux fois et demie la surface de lecture de ce dernier et son épaisseur est environ le tiers. A l'instar des journaux, il offre une certaine flexibilité. Contrairement aux écrans à cristaux liquides, la technologie d'E Ink ne nécessite pas de système de rétro-éclairage, ce qui réduit considérablement la consommation électrique. Même lorsque le lecteur est éteint, le contenu reste affiché sur le support.

 

Cinq colonnes à la Une

 

Les sociétés de presse papier sont particulièrement intéressés par ce type de technologie qui pourrait - à long terme - apporter une réponse au coût de la diffusion des journaux. Autre avantage, il offrira les avantages d'Internet, en créant un lien direct avec chaque lecteur et en offrant des possibilités d'interactivité. Par exemple de diffusions des publicités sur lesquels le lecteur peut cliquer et être dirigé vers de nouveaux contenus. Des versions couleurs pourraient être proposées à moyen terme.

 

Le Groupe Hearst par exemple qui publie 16 quotidiens a investi dans la société e Ink et distribue le Kindle. L'impression et la distribution du San Francisco Chronicle représente 65 % des coûts fixes du journal. Plusieurs journaux dont le New York Times proposent des versions électroniques de leur contenu sur le Kindle. Le New York Times propose un abonnement de 14 dollars.

 

Basée à Cambridge (Grande-Bretagne), Plastic Logic a réussi à lever 150 millions de dollars - dont 50 millions en août - de grands acteurs du capital risque, mais aussi de sociétés comme Intel, Basf ou Dow Chemical.

 

 

Une démo du produit



Copyright © 2010 ITRmanager - All right reserved