Enquête Universum
Les sociétés technologiques préférées des jeunes cadres

Publié le 15 October 2008

20081015_12Google, Sony et Microsoft d'un côté, Google, Thales et France Télécom, tels sont les tiercés des entreprises spécialisées dans les TIC préférées des jeunes cadres issus respectivement des écoles de commerce et des écoles d'ingénieurs. C'est ce que révèle une entreprise réalisée par le cabinet Universum spécialisé dans la marque employeur.

 

Etonnant résultat pour Google qui est l'entreprise technologique préférée à la fois par les jeunes cadres ayant entre 1 et 8 ans d'expérience issus des écoles de commerce et des écoles d'ingénieurs. La firme de Larry Page et Sergei Brin, à peine âgée de 10 ans, rivalise avec des entreprises installées depuis beaucoup plus longtemps comme L'Oréal, LVMH ou EDF. Sur les 50 premières sociétés (le nom de 130 entreprises a été suggéré, mais les personnes interrogées pouvaient citer les entreprises de leur choix), 4 sociétés sont mentionnées par les deux populations : Google,  Microsoft, Sony et France Télécom.

 

20081015_13Le choix de Google est étonnant dans la mesure où, bien que l'entreprise soit désormais une grande multinationale, la filiale française est encore une petite PME. Ce qui laisserait à penser que les jeunes cadres aient d'emblée l'idée de faire partie d'une entreprise globale. Les critères de choix qui sont mentionnés pour aider les personnes interrogées à faire leur choix sont diverses : fiabilité de l'équipe dirigeante, qualité et attrait des produits et services, conditions de travail, salaires...

 

Equilibre entre vie privée et vie professionnelle

 

Sur les neuf objectifs de carrières proposés, la possibilité de maintenir un équilibre entre la vie privée et  la vie professionnelle vient  très largement  en premier avec plus de 60% des suffrages et cela pour les deux populations. D'ailleurs, les technologies de l'information poussent clairement dans une frontière de plus en plus entre les deux. Les deux autres objectifs pour les jeunes cadres d'écoles de commerce sont de pouvoir être autonomes et indépendants et devenir manager. Les scientifiques, eu, partagent des objectifs un peu différents. Leur objectif est de devenir manager et de devenir expert. On peut penser d'ailleurs ne sont pas cités par les mêmes personnes dans la mesure où ils sont relativement antinomiques, un expert n'ayant en général par de responsabilité managériale. Contrairement à ce que l'on pourrait-on penser, l'attrait d'avoir une carrière internationale n'est pas un objectif prioritaire.

 

Se dévouer à une cause ou se sentir utile vient en dernière position et recueille très peu de suffrages. Cela peut s'interpréter de deux manières : ou bien l'altruisme n'est pas (plus ?) de mise ou bien ce n'est pas un objectif compatible avec l'entreprise plus  perçue comme une entité destinée à dégager des bénéfices.

 

Des compléments de salaires

 

20081015_10Parallèlement à la seule rémunération, quels sont les éléments que les jeunes cadres souhaitent ajouter ? Viennent en priorité des éléments qui permettent de compléter le salaire : bonus lié à la performance, heures supplémentaires, participation, complément de retraite... Assez curieusement la disponibilité d'une voiture de fonction est citée pas plus d'une personne sur cinq. Les cadres de formation scientifique citent en deuxième la formation  professionnelle, ce qui est assez cohérent avec leur souhait de devenir des experts.

 

Tant pour les jeunes cadres issus des écoles de commerce que des écoles d'ingénieurs, l'objectif de perspectives de carrière est cité en dernière position. Ce qui pourrait s'interpréter de deux manières. D'abord, l'idée de faire carrière dans son acception traditionnelle, c'est-à-dire au sein  d'une même entreprise a fait long feu. Il s'agit plus aujourd'hui d'acquérir une expérience permettant d'évoluer dans une ou plusieurs entreprises. Ensuite, les jeunes d'aujourd'hui vivent beaucoup plus du présent et sont moins enclins que leurs aînés à se projeter dans le futur. Il faut dire que les rythmes élevés de travail et les technologies qui poussent vers le temps réel sont tels qu'ils obligent les jeunes à se focaliser sur l'instant et détournant les esprits d'un avenir qui n'est pas des plus rassurant.


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