Une enquête du Pew Research Center
Si tu ne vas à Twitter, Twitter ira à toi ?

Publié le 26 octobre 2009

20091026_0719 % des Américains utiliseraient le site de microbloging Twitter contre 11 % en avril dernier.  C'est ce qu'indique une enquête que vient de publier Pew Research Center sur l'utilisation des réseaux sociaux. Certes, il s'agit d'une étude auprès des Américains, mais la tendance peut vraisemblablement se transposer dans les autres pays. Les entreprises qui seraient tenter de bloquer ce type d'applications ne devraient pas le faire, tel est le message que le Gartner a voulu faire passer lors du symposium qui s'est tenu à Orlando il y a quelques jours.

20091026_05Parmi les différences significatives selon les CSP+, les jeunes sont bien plus enclins à utiliser ce type de service, ce qui ne surprendra personne. Autre différence pointé par l'enquête, les femmes sont plus actives que les hommes dans ce domaine.

 

Les utilisateurs qui utilisent déjà les réseaux sociaux ont beaucoup plus de chance d'utiliser Twitter que les internautes classiques, respectivement 35 et 6 %.  Rappelons qu'à ce jour près d'un Américain sur deux est impliqués dans les réseaux sociaux.

 

 L'Internet sans fil devient assez largement répandu avec plus d'un internaute sur deux par l'intermédiaire d'une connexion sur un portable, un téléphone mobile, une console de jeu ou un terminal quelconque. L'enquête révèle que les internautes mobiles utilisent plus volontiers des applications de type Twitter ou équivalent que ceux qui accèdent à la Toile uniquement via des connexions filaires, respectivement 25 % contre 8 %.  De même, plus un internaute utilise de matériels différents et plus il va être actif à envoyer des Tweets.

 

 

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Combien d'utilisateurs sur Twitter ?

 

Difficile à dire et l'on voit des chiffres très différents circuler. Comscore faisait état de 17 millions de visiteurs uniques en mai 2009 alors qu'un article du Wall Street Journal évoquait le chiffre de 32 millions (Twitter Trips on Its Rapid Growth). Une chose est sûre, le niveau d'activité est très inégalement réparti. Une enquête réalisée par la Harvard Business School a analysé un échantillon de 300 000 utilisateurs de Twitter et vérifier quasiment la loi de Pareto : 10 % des utilisateurs sont responsables de plus de 90 % du nombre de messages. La grande majorité en fait donc une consommation assez réduite. Le cabinet Sysomos spécialisé dans la BI pour les réseaux sociaux a étudié près de 12 millions de compte et constaté que la grande majorité n'envoyait qu'un message par jour et qu'une personne sur cinq n'avait jamais été active.

 

Twitter, un gadget ?

 

Selon le Gartner, les réseaux sociaux font partie des 20 technologies majeures de l'année 2010 pour les entreprises signalant ainsi qu'il s'agit là d'une tendance lourde. Selon le cabinet de conseil, les entreprises ne doivent pas empêcher ce mouvement et d'ailleurs, même si elles le souhaitaient, elles ne pourraient pas l'empêcher. Il leur conseille donc d'accompagner cette évolution et en tirer parti pour développer l'image et le réseau de contacts des salariés via ces nouveaux outils. Quelle attitude adopter ? « Nous ne pouvons pas empêcher les salariés d'utiliser les réseaux sociaux, mais il faut canaliser leur passion et les éduquer et les former sur les responsabilités qu'impose l'utilisation de tels outils », commentait Carol Rozwell, Vice President du Gartner à l'occasion de la conférence d'Orlando.

 

Interdire, laisser faire ou accompagner

 

C'est aussi l'avis de Christiane Féral-Schuhl exprimé à l'occasion de la conférence des utilisateurs SAP Francophones qui s'est tenue il y a quelques jours. Face à ces évolutions, les entreprises peuvent laisser faire, interdire et ne pas reconnaître le phénomène ou définir une politique d'incitation.

 

Laisser faire n'est sans doute pas la meilleure solution, même si c'est encore la plus fréquente, dans la mesure notamment où elle peut mettre en jeu la responsabilité juridique de l'employeur. En particulier sur les conséquences possibles liées à la navigation sur des sites non protégés.

 

Interdire est possible car il est de la responsabilité de l'entreprise de décider de l'utilisation des outils mis à disposition sur le lieu de travail. Mais dans ce cas elle a une obligation de transparence vis-à-vis de ses salariés.

 

La troisième solution est certainement la meilleure sans pour autant être la plus simple. Elle vise à arrêter « une politique d'incitation de l'utilisation des réseaux sociaux au service et dans l'intérêt de l'entreprise » selon l'expression de Christiane Féral-Schuhl. Mais face à la difficulté, voire à l'impossibilité d'exercer un contrôle des contenus, l'entreprise veillera à définir des règles simples et claires d'utilisation telles que :

 

- Renforcer l'obligation de confidentialité au niveau du contrat de travail, du règlement intérieur ;

- Sensibiliser et rappeler au devoir de loyauté ;

- Définir les sanctions en cas de manquement aux règles.



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