Résultats IBM 2009 : CA en baisse, bénéfices en hausse

Publié le 19 janvier 2010

20100119_24Sur l'exercice 2009, IBM a réalisé un chiffre d'affaires de 95,8 milliards de dollars en baisse de 8 % par rapport l'année précédente. Un résultat qui s'inscrit dans la période de crise et de restrictions budgétaires des DSI de l'année dernière. Malgré cette baisse de CA, IBM réussit à maintenir un niveau de profitabilité très élevé et augmente ses bénéfices qui atteignent le niveau record de 13,4 milliards de dollars en hausse de 9%, un résultat de nature à satisfaire les actionnaires. Par Guy Hervier.

 

2009 aura donc été la première année pleine de la nouvelle stratégie baptisée Smarter Planet qui s'appuie sur trois piliers : une évolution vers l'intégration globale, vers les marchés à haute valeur ajoutée et une attention plus forte sur l'innovation. C'est ce qu'indiquait Sam Palmisano lors d'une présentation aux analystes en mai dernier.

 

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Smarter IBM ?

 

Cette nouvelle stratégie est déclinée sur tous les thèmes possibles : Smarter Traffic, Smarter Power Grids, Smarter Food Systems, Smarter Money, Smarter Telecom, Smarter Water... Bref, IBM met désormais l'accent sur de très grands projets qui mettent en œuvre les différentes composantes de ses activités, y compris les laboratoires de recherche.

 

 

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La feuille de route qui était censée sous-tendre l'activité d'IBM de 2006 à 2010 comportait quatre axes : le doublement sur les marché émergent, le développement de la virtualisation, antichambre vers les cloud computing privé et, à terme, public, la mise en œuvre de services qui capitalise sur la propriété intellectuelle. A cela, il faut ajouter la mise en œuvre de solutions analytics.

 

En ce concerne la propriété intellectuelle, IBM a annoncé il y a quelques jours qu'elle avait obtenu 4,914 brevets aux Etats-Unis en 2009, se classant pour la 17ème année consécutive à la tête de ce classement. Le nombre de brevets délivrés au nom d'IBM en 2009 est quasiment le quadruple du nombre de brevets délivrés au nom de HP et dépasse le nombre total de brevets délivrés pour les sociétés Microsoft, HP, Oracle, Apple, Accenture et Google réunies (Les firmes étrangères ont déposé plus de brevets que leurs concurrentes américaines).

 

L'activité Services représente désormais près de 60 % du chiffre d'affaires total et se décompose en deux grandes catégories : services technologiques et services métier. Ce sont ces derniers qui ont été le plus impactés avec une baisse de plus de 10 % contre 5 % pour les services technologiques.

 

Cap sur le logiciel

 

L'activité logiciels sur laquelle IBM mise en priorité depuis quelques années est celle qui a souffert le moins avec une baisse des ventes de seulement 3 %. Ce qui caractérise cette activité qui justifie l'intérêt de Big Blue est sa forte rentabilité. Ainsi, la marge brute s'élève à 85 % contre seulement 30 à 35 % pour le service ou le matériel. Depuis l'année dernière, les ventes de logiciels sont supérieures à celles du matériel et l'écart entre les deux à tendance à augmenter en raison de la croissance et aussi des acquisitions faite par IBM au fil du temps. Sur la centaine d'acquisition, la grande majorité et les plus importantes en valeur ont été réalisées dans le domaine du logiciel.

 

 

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Si IBM a toujours qu'il n'entrerait pas dans les applications de gestion, il a renforcé son catalogue de logiciels de Business Analytics et optimization organisée en trois couches : Integrated Data & Content  management, Trusted information et Optimized Business Performance. Les deux premières couches concernent la gestion des données, leur qualité, leur sécurité et leur disponibilité. La troisième couche, qui s'appuie sur les deux premières et aussi sur l'ensemble des middleware IBM, concerne l'intelligence des données : business intelligence, optimisation, gestion des règles métiers, analyse prédictive...

 

C'est pour renforcer son offre à ce troisième niveau qu'IBM a procédé au rachat de SPSS en juillet dernier. La constitution de cette couche applicative avait commencé avec le rachat de Cognos en novembre 2007, puis de l'éditeur français Ilog en juillet 2008.

 

Marché à forte croissance en décroissance

 

Enfin, l'activité matériels a souffert de la crise avec une baisse des ventes supérieure à 10 %. Mais au 4e trimestre, la baisse a été spectaculaire : - 37 % pour les System x, - 14 % pour les systèmes convergés (p et i) et 27 % pour les mainframes, les System z. IBM a indiqué qu'elle annoncerait la nouvelle génération des System z un peu plus tard ce trimestre qui devrait offrir deux a trois fois plus de puissance que la gamme existante.

 

Sur le plan géographique, c'est la zone EMEA qui a souffert le plus (-12%), puis les Amériques (-4%) et enfin la zone APAC (-2%) reflétant la situation générale. En revanche, les marchés à forte croissance, les résultats sont très mitigés accusant une baisse de 3 % alors qu'IBM investit fortement sur ces régions du Monde dans lesquelles les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) prennent la plus grande part.

 

Chiffre d'affaires 2008 sur la zone des marchés à forte croissance

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